Le théâtre considéré comme une arme douce contre les problèmes sociaux

Kinshasa, 20 août 2026 (ACP).- Le théâtre a été considéré comme une « arme douce », capable de dénoncer les problèmes sociaux et de permettre aux jeunes de raconter leurs expériences, a expliqué jeudi à l’ACP un manager culturel de la République démocratique du Congo (RDC).

« Le théâtre est une arme douce capable de dénoncer les problèmes sociaux tout en proposant des solutions. Le théâtre est une arme car il dénonce. Sur scène, on peut nommer la corruption, le chômage, le découragement sans avoir peur et là, le public rit, pleure et surtout il réfléchit. Il est un espoir lorsqu’il propose », a déclaré Lele-Michoux Bossay, manager culturel.

Selon lui, l’encadrement des jeunes à travers le théâtre leur permet de raconter leurs propres expériences et de reprendre confiance en eux. « Quand les jeunes jouent leur propre histoire, ils reprennent le pouvoir sur leur vie », a-t-il souligné.

Il a notamment évoqué la pièce ‘‘Voyage sans retour’’, dans laquelle l’auteur sensibilise contre la migration clandestine, la drogue et la violence, présentées comme de fausses solutions aux difficultés auxquelles les jeunes sont confrontés.

« Pour lui, le véritable voyage est celui de la construction et du développement dans son propre pays », a-t-il expliqué.

L’acteur culturel a indiqué que sa démarche artistique repose sur une vision selon laquelle « la voix compte, les gestes s’expriment et les émotions accompagnent les faits », estimant qu’il suffit de bien orienter les talents pour permettre aux jeunes de contribuer positivement à la société.

Il a relevé que, malgré des contextes différents à Kinshasa, Goma, Basankusu ou ailleurs en République démocratique du Congo, les jeunes partagent des aspirations communes, notamment la dignité, le travail et la perspective d’un avenir meilleur.

Le théâtre, un moyen de sensibilisation

L’acteur culturel considère ainsi le théâtre comme un outil de sensibilisation, de dénonciation et d’espoir destiné particulièrement à la jeunesse. À travers son art, il défend l’idée que le théâtre ne doit pas se limiter au divertissement, mais contribuer également à l’éveil des consciences et à la promotion des choix responsables.

« Le théâtre ne sert pas seulement à divertir, mais surtout à réveiller les consciences, car tant qu’un seul jeune a espoir, l’avenir de notre pays n’est pas incertain », a-t-il conclu.

Lele-Michoux Bossay est manager culturel et sportif, metteur en scène et dramaturge, directeur artistique du Théâtre des Inattendus et coordonnateur du Cartel d’artistes éducateurs civiques (CAREC). Il œuvre notamment dans l’écriture, la mise en scène et l’encadrement des jeunes à travers des productions théâtrales porteuses de messages sociaux. ACP/Nd/BA

Fil d'actualités

Sur le même sujet