Kinshasa, 28 août 2026 (ACP).- Le nouvel opus du chanteur Luciana De Mingongo, « Blue Blood (Sang bleu) », a été porté à la connaissance du public jeudi, comme une revisitation audacieuse de la Rumba congolaise aux standards actuels, lors d’une conférence de presse organisée au Musée national de la République démocratique du Congo (MNRDC).
« J’ai voulu replonger les mélomanes dans mon univers musical à travers quelques-uns de mes titres phares, notamment +Aziza+, en y insufflant une touche de modernité qui parle à la nouvelle génération. Je n’ai pas voulu aller chercher bien loin, j’ai simplement voulu raviver le souvenir que le public garde de moi », a déclaré le chanteur Luciana De Mingongo.
« C’est de la Rumba authentique. À travers cet opus, j’ai voulu démontrer aux mélomanes que je n’ai pas oublié notre musique et que je reste profondément attaché à nos racines, malgré toutes ces années passées hors du pays », a-t-il ajouté.
Composé de trois titres, ce maxi single porté par la chanson éponyme “Blue Blood” aborde, selon l’artiste, plusieurs thématiques, notamment la paix, qu’il considère comme un besoin urgent en République démocratique du Congo, la vie quotidienne ainsi que l’amour.
« J’invite les mélomanes à me faire confiance, vu la passion, le sérieux et l’authenticité qui ont guidé la réalisation de cet opus qui se veut un pont entre la Rumba d’hier et celle d’aujourd’hui », a indiqué le surnommé rossignol.
JME, un label confiant en l’écho de l’œuvre
Prenant également part à cette cérémonie, les responsables du label producteur ont, pour leur part, salué la portée de l’œuvre. Ils ont présenté le maxi single “Blue Blood (Sang bleu)” comme une œuvre majeure reflétant le talent de son auteur.
« Pour nous, au label Jme (Jeunesse de Mombele d’Europe), nous sommes convaincus que ce maxi single trouvera un écho favorable auprès du public congolais », s’est exprimé Joël Inanga, secrétaire du label producteur.
L’expérience au service de la relève
Interrogé sur les raisons de sa longue absence du pays, Luciana a expliqué être retenu par ses obligations professionnelles en Europe, où il exerce la musique comme un véritable métier, du 1er au 30.
Revenant sur son parcours, il a rappelé avoir collaboré avec des monstres sacrés de la musique congolaise, à l’instar de Tabu Ley Rochereau, Koffi Olomidé et Pépé Kallé. Évoquant son actualité, il a également cité ses récentes collaborations avec des musiciens de divers horizons, Africains, Antillais et Français, et ses compatriotes comme, Junior Fataki et Desouza Santu.
Fort de cette riche expérience internationale, il se positionne désormais comme un passeur, une sorte de coach pour la nouvelle génération d’artistes congolais.
Plaidoyer pour l’authenticité de la Rumba
Aux jeunes artistes, il a lancé un appel pressant à plus d’originalité et au respect des aînés pour la préservation et la pérennisation de la Rumba congolaise, qu’il considère comme un héritage sacré à transmettre.
« Les +Rumberos+ sont encore là. La musique est comme une chaîne, il faut fréquenter et écouter les œuvres de ceux qui nous ont précédés pour pérenniser l’héritage. La Rumba reste la Rumba. Aujourd’hui, nous aimons trop la facilité comparativement aux œuvres produites par les aînés. Il y a trop d’uniformité. Il faut éviter le suivisme parce qu’un tel a fait, je dois aussi faire, sans se soucier d’apporter des ingrédients qui doivent plaire aux mélomanes », a-t-il martelé.
Entretenant de bons rapports avec l’ensemble de la corporation musicale, cet ancien de Viva La Musica, qui a connu un grand succès avec des chansons restées indélébiles, a, par ailleurs, profité de cette tribune pour saluer la présence dans la salle de son aîné, Jadot Le Cambodgien, à qui il a rendu, de son vivant, un hommage appuyé à travers des mots empreints de respect et d’encouragement.
Il a enfin annoncé que durant son séjour dans la capitale, il sera accompagné d’une formation restreinte avec laquelle il offrira des prestations aux saveurs de la nostalgie.
ACP/ S TJ

