Kinshasa, 11 septembre 2026 (ACP).- Le spectacle de danse «Laisse-moi parler» d’un chorégraphe de la République démocratique du Congo (RDC) est prévu les 18 et 25 septembre à Bruxelles, en Belgique, pour faire émerger une parole sur plusieurs réalités sociales et politiques, a fait savoir le chorégraphe vendredi, lors d’un échange avec l’ACP.
«Laisse-moi parler est un seul-en-scène dans lequel le mouvement est utilisé comme moyen d’expression pour aborder plusieurs réalités sociales et politiques qui traversent les sociétés africaines, notamment la famine, le chômage, la précarité, la corruption, l’absence d’aide et la censure», a déclaré Jacques Bana Yanga.
À travers cette création, le chorégraphe questionne également la liberté d’expression ainsi que les difficultés auxquelles sont confrontées de nombreuses personnes, particulièrement les jeunes en Afrique.
Originaire de Kinshasa, le danseur inscrit cette œuvre dans une démarche artistique qui fait du corps un moyen d’expression sur les réalités sociales.
La pièce met ainsi en relation le mouvement, la parole et les préoccupations auxquelles sont confrontées les sociétés contemporaines.
«La pièce aborde ainsi des préoccupations qui dépassent les frontières de la RDC et interrogent la place de l’individu dans des sociétés marquées par les inégalités et les restrictions de liberté», a-t-il ajouté.
Cette création bénéficie du soutien de l’Institut français de Paris, du Centre chorégraphique national de Roubaix – Hauts-de-France et du Festival international de danse Me Ya Be, selon les informations communiquées à l’ACP.
«La réalisation associe plusieurs artistes, notamment Starlette Matata pour la voix off, Colombe Nicolas pour la vidéo, Alejandro Badea pour le texte, ainsi que Cysm, Clelia et Axel Mayiza pour la musique. Les photographies sont signées Kalimba Mendes», a-t-il indiqué.
Les deux représentations prévues à Bruxelles s’inscrivent dans le parcours de ‘’Laisse-moi parler’’, une création qui explore, à travers la danse contemporaine, les rapports entre le corps, la liberté d’expression et les réalités sociales. ACP/SA

