Un festival promeut la réinsertion sociale des jeunes filles par les arts plastiques

Kinshasa, 19 août 2025 (ACP).-La réinsertion sociale des jeunes filles victimes de violences basées sur le genre (VBG), à travers l’apprentissage des arts plastiques, a été mise en avant mardi lors de l’ouverture du festival  “Watoto” (les enfants), organisé à Kalamu, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

« À travers cette initiative, notre ambition est claire : faire de l’art et de la culture, non seulement des espaces d’expression et de créativité, mais aussi des leviers puissants de réinsertion sociale, d’éducation et de transformation. Le Festival Watoto se donne pour mission principale d’offrir un espace sûr et porteur d’espoir aux jeunes filles en processus de réinsertion », a déclaré Victoria Ndaka, secrétaire générale du collectif « Art et Vie », structure organisatrice de cet événement.

À l’en croire, chaque activité proposée, qu’il s’agisse de la peinture, de la création collective d’une fresque murale ou des séances d’accompagnement psychologique, a été soigneusement pensée pour répondre à cet objectif.

« Les séances psychologiques et les ateliers de développement personnel apportent un accompagnement concret pour aider ces jeunes filles à mieux gérer leurs traumatismes, à se reconnecter à leurs émotions et à se projeter positivement dans la société », a-t-elle dit.

Pour Stéphanie Mbanga, peintre et encadreuse artistique, l’art est conçu dans cette démarche comme un moyen d’expression, de libération et de guérison.

« Nous voulons accompagner les filles à s’exprimer à travers l’art plastique, et les encourager. À travers l’art, on peut guérir, on peut s’exprimer ; il est donc nécessaire d’intégrer l’art dans tout ce que nous faisons pour que les jeunes filles soient libres de faire tout ce qu’elles veulent et puissent s’exprimer à travers l’art », a-t-elle exprimé.

L’art de la peinture évoqué comme un outil thérapeutique pour exprimer les émotions

De son côté, Sènami Gnangnon, coach de vie spécialisée en transformation intérieure, affirme que la peinture peut servir d’outil thérapeutique pour aider les jeunes filles à exprimer leurs émotions lorsque les mots manquent.

« À travers ces formations, nous espérons que les jeunes filles issues de milieux difficiles prendront conscience de leur valeur, de leur force, et qu’elles croiront en leur potentiel », a-t-elle laissé entendre.

Le Festival Watoto, lancé  mardi 19 août, est porté par le collectif Art et Vie, un groupe engagé qui utilise l’art comme levier d’insertion sociale et de bien-être.

Ce collectif mobilise des artistes et experts psychosociaux pour accompagner les jeunes filles du Centre de Promotion Sociale (CPS) de Kalamu.

Ces participantes, âgées de 10 à 25 ans, ont été sélectionnées par la Division urbaine des Affaires sociales de Kinshasa. Elles vivent des situations de vulnérabilité, souvent liées aux violences basées sur le genre (VBG), et sont accueillies à l’Espace Toyokana pour bénéficier d’un soutien global et durable. ACP/UKB

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