Kinshasa, 28 juin 2026 (ACP). – Les spectacles proposés par certains artistes de la musique congolaise ont suscité des inquiétudes en raison de la place grandissante accordée à des chorégraphies jugées obscènes et provocatrices, a estimé l’analyste culturel joint par l’ACP depuis Kinshasa en République démocratique du Congo.
« La recherche du spectacle tend de plus en plus à privilégier des mouvements chorégraphiques à caractère lascif, au détriment de la qualité artistique et musicale », a indiqué Audiphax Bemba.
Il a déploré ce qu’il considère comme une banalisation de comportements contraires aux valeurs de pudeur, rendue possible, selon lui, par l’absence de réactions des milieux intellectuels et la tolérance des autorités.
Audifax Bemba a rappelé que la chorégraphie est avant tout un art destiné à enrichir une prestation scénique estimant toutefois que certaines productions actuelles s’éloignent de cette vocation en mettant l’accent sur des démonstrations corporelles qu’il juge excessives.
L’auteur a cité en exemple des figures emblématiques de la musique congolaise, notamment Tabu Ley Rochereau et le Trio Madjesi, qui, selon lui, ont marqué leur époque par leur sens du spectacle sans recourir à des chorégraphies à caractère obscène.
Cette prise de position relance le débat sur l’évolution de la musique congolaise, la responsabilité des artistes dans la préservation des valeurs culturelles et l’équilibre entre liberté de création et respect des sensibilités du public. ACP/M. (SP)

