Kinshasa, 28 juin 2026 (ACP).- La possibilité pour les artistes de vivre de leur création tout en préservant leur liberté d’expression a été décortiqué dimanche Kinshasa en République démocratique du Congo par un critique d’art lors d’un entretien avec l’ACP, l’estimant d’un enjeu majeur du monde culturel.
« Vivre de son art représente une aspiration légitime pour tout créateur, cette ambition doit s’accompagner d’un équilibre entre les impératifs
Intitulée « Vivre de son art : entre liberté créatrice et réalité économique et la fidélité à la démarche artistique », a déclaré John Bongenya, Critique d’art.
S’appuyant sur la pensée de Gustave Courbet, il a rappelé que l’artiste doit demeurer indépendant, libre de créer selon sa vision, sans se soumettre aux exigences des institutions ou du marché.
« Si la commercialisation des œuvres est nécessaire, celle-ci ne devrait jamais se faire au détriment de l’intégrité artistique », a-t-il relevé.
Cette réflexion trouve une illustration dans le parcours du sculpteur congolais Freddy Tsimba, dont les œuvres engagées démontrent qu’il est possible de faire de l’art un véritable métier tout en lui conservant une vocation sociale.

Une œuvre d’art en sculpture
À travers ses créations, l’artiste met en avant les valeurs de mémoire, de paix et d’espérance, tout en témoignant des réalités de son époque.
Pour John Bongenya, la réussite financière de l’artiste ne doit pas constituer une finalité, mais plutôt un moyen lui permettant de poursuivre librement sa vocation créatrice et de renforcer son engagement au service de la société. ACP/M. (SP)

