Afrique de l’Est : appel à des réformes structurelles  pour consolider la croissance économique

Kinshasa, 5 Aout 2026(ACP).- La Banque africaine du développement(BAD) a appelé mercredi les pays de l’Afrique de l’Est à des reformes structurelles pour consolider la croissance économique et de mobiliser davantage de capitaux, selon les Perspectives économiques 2026, ont rapporté les médias internationaux.

« L’Afrique de l’Est doit engager des réformes structurelles ambitieuses afin de consolider sa croissance économique, mobiliser davantage de capitaux et accélérer sa transformation, selon les Perspectives économiques 2026 publiées par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) », a indiqué un rapport de la BAD.

Selon cette note, la région d’Afrique de l’Est demeure, pour la deuxième année consécutive, la plus dynamique du continent africain, avec une croissance passée de 4,3 % en 2024 à environ 6,6 % en 2025.

« Cette progression a été soutenue par la vigueur de la consommation, l’augmentation des investissements publics et privés, la reprise de la production agricole et l’expansion continue du secteur des services », a précisé la source.

La BAD a renseigné le rapport, prévoit un ralentissement de la croissance à 5,9 % en 2026, en raison notamment de la hausse des prix de l’énergie, des tensions géopolitiques et du durcissement des conditions financières internationales.

« L’Afrique de l’Est fait face à un déficit annuel estimé à 119 milliards de dollars, qui limite les investissements nécessaires dans les infrastructures, l’industrialisation, la lutte contre le changement climatique et la création d’emplois », a souligné la source.

Pour réduire cet écart, la BAD a recommandé une mobilisation accrue des ressources nationales, un développement des marchés de capitaux, une amélioration de la gestion des finances publiques et une participation renforcée du secteur privé.

Pour sa part,  Eva Ruganzu, responsable régionale du soutien à la mise en œuvre pour l’Afrique de l’Est au sein du Groupe de la BAD, la résilience exige des pays qu’ils renforcent leurs capacités nationales tout en approfondissant la coopération régionale, en mutualisant les opportunités et en mobilisant des capitaux à plus grande échelle.

La BAD a souligné cependant que les faiblesses institutionnelles restent un obstacle majeur à une croissance véritablement transformatrice.

Par ailleurs, les experts ont appelé à une meilleure coordination des investissements, à une amélioration du cadre réglementaire et à une préparation accrue des projets afin d’attirer davantage les investisseurs privés.

ACP/

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