IA : Paris préconise un investissement de  655 millions d’euros supplémentaires pour sa révolution

Kinshasa 16 juin 2026 (ACP).-Le Premier ministre français a annoncé mardi un investissement supplémentaire de 655 millions d’euros dans l’intelligence artificielle visant à contribuer à sa révolution, selon les medias internationaux.

« Ces fonds doivent notamment renforcer les infrastructures, la recherche, les entreprises et les filières industrielles (…) l’objectif affiché est de soutenir la souveraineté technologique française et moderniser les services publics, afin que cette révolution profite aux Français »

 « L’IA, les robots et la souveraineté numérique face aux géants technologiques américains et chinois seront au centre de la 10e édition du salon VivaTech, plus grand événement européen du secteur, qui s’ouvre à Paris mercredi jusqu’à samedi», a-t-il ajouté. 

Par ailleurs, Sébastien Lecornu a annoncé que le renseignement intérieur français (DGSI) avait décidé de rompre son contrat avec le géant américain de l’analyse de données Palantir, dont le cofondateur Peter Thiel est proche de Donald Trump. La DGSI a finalement « retenu » la société française ChapsVision.

«Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dépendances stratégiques dans le numérique, désireux de construire une véritable autonomie pour ne pas dépendre du bon vouloir de certains partenaires, capables (…) de couper le robinet d’accès » à l’IA ». a-t-il dit.

IT/ «Chaque ministère devra démontrer comment il utilise l’IA »

Par ailleurs, l’administration Trump avait ordonné la semaine dernière à la start-up américaine d’intelligence artificielle Anthropic de suspendre à « tout ressortissant étranger » l’accès à ses deux modèles les plus puissants, Claude Fable 5 et Mythos 5, invoquant la « sécurité nationale ».

Cette injonction de Washington a fait réagir plusieurs candidats déclarés ou potentiels à la présidentielle, de Jordan Bardella à Jean-Luc Mélenchon en passant par Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau. Ils ont alerté contre une « guerre de l’IA », et le besoin d’indépendance face aux États-Unis.

Pour inciter l’État français à recourir à l’intelligence artificielle, en espérant faire en même temps des économies, Sébastien Lecornu prévient que la « capacité » des ministères à utiliser l’IA « sera désormais prise en compte dans les arbitrages budgétaires ».ACP/

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