Kinshasa, 29 septembre 2025 (ACP).- Plus de quinze millions USD ont été encaissés par le Trésor public chaque mois grâce à la réduction de 30% sur le train de vie des institutions de la République démocratique du Congo consécutive au resserrement de la politique budgétaire et monétaire, selon le ministre des Finances lors d’une émission lundi sur une radio locale.
«Le resserrement de la politique monétaire et budgétaire, en réduisant de 30 % les consommations des institutions en 2025, a permis au gouvernement d’encaisser plus de 15 millions de dollars américains (USD) chaque mois », a déclaré M. Doudou Fwamba, ministre des Finances.
Selon lui, la collaboration avec le Fonds Monétaire International (FMI) avait pour objectif d’atteindre un déficit budgétaire de 0,8% du PIB, mais contrairement à la situation sécuritaire à l’est de la République démocratique du Congo, le déficit a été creusé à plus de 1,6% du PIB.
M. Fwamba a fait savoir qu’après la mise en œuvre d’une politique budgétaire cohérente et sa coordination avec la politique monétaire, mise en œuvre par la Banque centrale, la monnaie locale est restée stable pendant plus de 15 mois.
Aujourd’hui, a-t-il relevé, la République démocratique du Congo a une économie robuste avec un taux de croissance de plus de 6,5 % en 2024, alors qu’il a été projeté par le Fonds monétaire international à 6 %.
Doudou Fwamba a soutenu que malgré que l’économie de la RDC soit considérée parmi les meilleures économies moyennes en Afrique subsaharienne, cela doit être transposé dans le quotidien de la population, par des politiques structurelles, pour transformer l’offre intérieure, et produire des biens qui peuvent être consommés par la population.
Paiements en procédure d’urgence opérés dans l’Est
Evoquant les paiements en procédures d’urgence dans l’Est de la RDC, le ministre D. Fwamba, a fait savoir que des avancées ont été faites dans ce domaine bien que le taux soit resté élevé, cela est dû à la situation sécuritaire.
Il a indiqué, par ailleurs, que dans le cadre du nouveau programme avec le FMI, des engagements ont été pris.
« Seules les dépenses à caractère sécuritaire et les déplacements des chefs des institutions (présidence de la République, Première ministre, président de l’Assemblée nationale, du Sénat, de la Cour constitutionnelle, du Conseil supérieur de la magistrature) peuvent être pris en procédure d’urgence », a- t- il précisé, tout en indiquant que les dettes intérieures et les dépenses d’investissement ne sont plus concernées par la procédure d’urgence. ACP/C.L.

