RDC : l’inflation hebdomadaire établie à 0,13% contre 0,15 % au 9 octobre

Kinshasa, 11 octobre 2026 (ACP).- Le taux d’inflation sur le marché des biens et services en République démocratique du Congo (RDC), a été fixé à 0,13%, au cours de la période allant du 2 au 9 octobre 2026, contre 0,15% la semaine précédente, selon la note de conjoncture de la Banque centrale du Congo (BCC) consultée dimanche par l’ACP.

« Au cours de la première semaine d’octobre 2026, l’inflation hebdomadaire s’est établie à 0,13 %, contre 0,15 % la semaine précédente. La moyenne des quatre dernières semaines (0,14 %) correspond à un rythme annualisé d’environ 7,5 %, inférieur à celui observé entre

Juin et août (environ 0,19 % par semaine en moyenne) », a-t-on lu.

Selon le document, l’inflation cumulée depuis le début de l’année a atteint 7,4 %, contre 5,9 % à la période correspondante de 2025, et le taux annualisé s’établit à 9,9%.

Cette accélération, a rapporté la source, est expliquée par des facteurs externes et internes. Au niveau externe, il s’agit entre autres de la hausse des prix des produits alimentaires, notamment céréaliers ainsi que de la perturbation des chaînes mondiales d’approvisionnement. Au niveau interne, les tensions ponctuelles sur les prix dans plusieurs villes du pays du fait de la guerre dans la partie Est du de la RDC et de l’impact de l’épidémie de la maladie à virus Ebola sont à l’origine de cette évolution.

A cet effet, la formation des prix reste dominée par les produits alimentaires. Le poste « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » explique 80,4 % de la variation hebdomadaire de l’indice des prix à la consommation (IPC), contre 54,0% la semaine précédente, soit une contribution d’environ 0,11 point de pourcentage. Compte tenu de son poids dans l’indice (70,0%), ce poste détermine largement la trajectoire de l’inflation.

« Les contraintes d’approvisionnement et d’acheminement des produits vivriers dans certaines provinces, liées à la dégradation des routes de desserte agricole et aux perturbations du trafic ferroviaire, ainsi que le renchérissement des céréales importées, entretiennent ces tensions », a rapporté le document.

Pour la BCC, les « Biens et services divers » (8,8 %) et les « Transports » (7,2 %) constituent les deuxièmes et troisièmes contributeurs. La hausse de la contribution des transports s’explique par la sensibilité des coûts aux difficultés d’acheminement et aux perturbations locales de l’approvisionnement en carburant. À l’inverse, la fonction « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles », qui expliquait 25,0 % de la variation la semaine précédente, n’a enregistré aucune contribution, ce qui traduit le caractère ponctuel des tensions sur les combustibles relevées fin septembre.

 « En glissement annuel, l’inflation est ressortie à 3,7 %, contre 7,6 % un an plus tôt. Ce niveau modéré reflète en grande partie la baisse exceptionnelle des prix enregistrée en octobre 2025, à la suite de l’appréciation du franc congolais », a précisé la note.

Le glissement annuel de l’indice des prix compare le niveau des prix d’une semaine donnée à celui de la même semaine de l’année précédente. Il dépend donc à la fois du rythme récent de formation des prix et des variations enregistrées un an plus tôt. ACP/JM

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