Kinshasa, 30 juin 2026 (ACP).- Les jeunes de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC) ont été encouragés à l’auto-prise en charge, afin d’assurer leur autonomie financière, par la Fondation Soki Kalaki Michel (Foskam), lors d’une conférence-débat organisée mardi, à Limete, une commune du Centre de la capitale.
« Nous voulons encourager les jeunes à entreprendre et à travailler pour leur autonomie financière, jusqu’à atteindre leur indépendance. Cette activité placée sous le thème : « Jeunesse debout pour la révolution des mentalités, l’autonomie et le développement », a permis aux jeunes présents de valoriser leur potentiel afin de se libérer des chaînes de la dépendance, de la peur, de la résignation et de l’oisiveté », a déclaré Michel Soki, président de la Fondation Foskam.

« Chaque personne possède un don qui doit être découvert, développé avec sérieux, utilisé avec discipline et accompagné de persévérance dans le but de produire des résultats », a insisté M. Soki. Il a, par ailleurs, relevé qu’il n’y a aucune honte à exercer une activité génératrice de revenus.
Pour lui, chercher à manger grâce à la violence, au banditisme ou à toute autre activité illégale ne résout aucun problème. C’est pourquoi, le président de cette fondation a exhorté les jeunes à s’engager dans un travail honnête, qui ne peut jamais retirer leur dignité.
Il a également indiqué que l’ambition de la Fondation est de renforcer les capacités des jeunes, notamment des femmes et des mères célibataires, à travers des formations, l’apprentissage des métiers et le développement des compétences permettant de devenir entrepreneur.
Au cours de cette journée de sensibilisation, les participants ont bénéficié de l’expérience du jeune entrepreneur Gracia Yodi Sheleka, surnommé « Charbon », qui, grâce à son commerce de charbon, est devenu autonome financièrement. Après le divorce de ses parents, a-t-il expliqué, il assure désormais les études de ses frères et sœurs.
« J’ai appris à braver les insultes et le dénigrement, en commençant modestement, avec un sac de braise, tout en combattant la honte. J’appelle d’autres jeunes à relever les défis, car il n’y a pas de +sot métier+», a-t-il encouragé.
De son côté, le pasteur John Ayiko, surnommé « Toli ya pete », a exhorté les jeunes à aimer le travail bien fait. Se référant à ses moments de galère, il a indiqué que sa détermination, sa persévérance et la main de Dieu l’ont propulsé jusqu’à la reconnaissance internationale. « C’est votre travail qui va vous attirer de l’argent, non pas le contraire », a-t-il reconnu.
Cinq membres actifs, dont trois femmes et deux garçons, de cette Fondation ont bénéficié de 20 paquets de jus et 20 paquets d’eau en bouteilles pour les uns, ainsi que de sacs, pour les autres, en vue de se lancer dans le commerce, pour une durée de trois mois. En cas de résultats concluants, ils seront davantage soutenus par la Fondation, ont fait savoir les organisateurs. ACP / L/PN

