Kinshasa, 26 juin 2026 (ACP).- Des femmes ecclésiastiques ont été exhortées vendredi à dénoncer le mal et à accompagner les bonnes initiatives pour l’émergence de la République démocratique du Congo(RDC), lors d’une conférence organisée à Kinshasa, sous le thème : «Le combat de la femme pour l’émergence de la RDC, de l’indépendance jusqu’à nos jour».
«Il m’a été soumis un sous-thème qui est l’impact et la place de la femme dans l’église, de l’indépendance à nos jours. Le rôle de la femme ecclésiastique dans l’émergence de la République démocratique du Congo est double : dénoncer le mal et accompagner les bonnes initiatives», a déclaré le pasteur Grég Mwambi, de l’église L’Éternel mon potier.
S’appuyant sur le livre du Deutéronome chapitre 22, versets 23 à 24, M. Mwambi a rappelé la loi de Moïse sur le viol.
« Moïse dit que si l’acte est commis dans la ville, l’homme et la femme seront lapidés. La femme mourra parce qu’elle n’a pas crié. Mais si le viol est commis dans le champ, seul l’homme sera tué, car on sous-entend que la femme a crié et que personne n’a entendu », a-t-il expliqué.
«Je trouve que le premier rôle que la femme ecclésiastique joue pour l’émergence de la RDC, c’est de dénoncer le mal. Elle ne peut pas garder l’injustice pour elle-même », a soutenu le pasteur, avant d’ajouter que même dans le foyer, si la femme est victime de choses qui se passent dans la maison, elle doit crier haut et fort pour qu’une solution soit trouvée.
Évoquant ensuite l’Évangile selon Luc, chapitre premier, il a cité l’exemple de Marie visitée par l’ange Gabriel.
« Marie a pris le temps d’écouter l’explication de l’ange. Après avoir tout écouté, elle a accompagné l’initiative en disant : je suis la servante de Dieu, que sa volonté se fasse », a-t-il indiqué.
«Le deuxième rôle de la femme ecclésiastique, c’est d’accompagner les bonnes initiatives. Elle ne peut pas constituer un obstacle devant les bonnes choses sous prétexte que ce n’est pas la coutume », a conclu le pasteur.
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