La représentation de 50% des femmes aux mécanismes de paix revendiquée en RDC

Kinshasa, 11 août 2026 (ACP).- La représentation d’au moins 50% des femmes dans les délégations et mécanismes de processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) a été revendiquée mardi à Kinshasa, par la société civile, à l’issue du forum national des femmes pour la paix durable et inclusive au Congo. 

«Nous réaffirmons notre revendication d’une représentation d’au moins 50% des femmes dans les délégations et mécanismes de processus de paix ainsi que leur implication dans toutes les étapes de la prévention et de la préparation des négociations jusqu’à la mise en œuvre et au suivi des accords», a déclaré Nathalie Yoka, représentante de la société civile.

«Notre position est claire. La participation des femmes au processus de paix n’est ni une faveur ni un geste symbolique. C’est un droit et une nécessité pour construire une paix véritablement, durable, inclusive et équitable. Nous appelons donc toutes les parties prenantes à garantir une participation significative, effective et diversifiée des femmes, notamment des femmes victimes et survivantes, des jeunes femmes, des femmes rurales, des femmes vivant avec handicap, des femmes expertes et des représentantes de différentes communautés», a-t-elle ajouté. 

Mme Yoka également chargée des programmes du mouvement «Rien sans les femmes», a appelé au renforcement du soutien technique et financier aux organisations et initiatives des femmes qui, dans les provinces, travaillent quotidiennement à la prévention des conflits et à la consolidation de la paix.

Par ailleurs, un plaidoyer a été fait pour une place réelle à la protection des femmes dans les accords de paix. 

«Nous demandons également que les accords de paix accordent une place réelle à la protection des femmes, à la justice, à la réparation et à la réinsertion des victimes des violences sexuelles liées au conflit», a-t-elle dit. 

«Nous ne voulons pas seulement être présentes dans les salles de dialogue. Nous voulons que nos voix soient entendues, que nos propositions soient prises en compte et que nos priorités soient traduites en engagement concret», a renchéri la représentante des organisations de la société civile. 

De son côté, Esther Kamwanya, secrétaire générale du ministère du Genre, famille et enfants a invité les femmes congolaises à développer une résilience pour relever les défis de la paix et de la sécurité en RDC conformément à la résolution 1325. 

«Le temps n’est plus à nous lamenter. Nous devons développer une résilience pour apporter des solutions et non des plaintes , des critiques non constructives, mais plutôt sous nos coudes, mais dans la main, relevons ensemble les défis de la paix et de la sécurité conformément à la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la femme, la paix et la sécurité, qui s’est traduite par notre plan d’action de la troisième génération» , a-t-elle indiqué. 

La secrétaire générale a rappelé que du 15 au 16 juin 2025, le ministère du Genre, famille et enfant  avait regroupé autour de lui les femmes de toutes les tendances confondues pour élaborer les cahiers de charges des femmes, en vue de leur participation au processus de paix en cours en RDC.

Le Forum national des femmes pour une paix durable et inclusive du 11 au 12 août est organisé en vue d’enrichir le cahier des charges de la gent féminine en faveur de sa participation active au processus en cours du dialogue national inclusif par le ministère du Genre, famille et enfant (GFAE), à travers le Secrétariat national permanent de la Résolution 1325, avec l’appui financier d’Onu-Femmes.

ACP/A/B/Mok

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