Lutte contre le VBG : le numéro vert « 122 » présenté comme un point d’appui

Kinshasa, 14 avril 2026 (ACP).– Le numéro vert « 122 » a été présenté comme un levier et un point essentiel dans l lutte contre les violences basées sur le genre en République démocratique du Congo (RDC), lors de la visite du centre d’appel « 122 » mardi à Kinshasa.

《Oui, les violences basées sur le genre se sont installées dans nos vies. Mais non, cela n’est pas une fatalité. Le 122 est plus qu’un numéro, c’est un levier, un point d’appui, un début de réponse pour lutter efficacement contre les abus faits aux femmes 》, a déclaré Kikina Mungul Diaka, initiatrice de la tribune « Coup de gueule de la femme « .

Elle a appelé la population à s’unir autour de cette ligne verte pour briser le silence face aux VBG.

《Et si, cette fois, nous décidions de nous en saisir ? En nous unissant autour de cet outil, nous faisons un choix clair : celui de ne plus subir en silence, celui de ne plus détourner le regard face aux VBG 》, a évoqué Mme Mungul Diaka.

《Ce travail ne peut pas rester entre quatre murs. Il doit circuler, se diffuser afin d’atteindre chaque quartier, chaque commune, chaque province, car la violence est partout : dans les écoles, universités, hôpitaux, églises et même dans nos foyers》, a-t-elle ajouté.

Selon Mme Mungul Diaka, le « 122 » est indispensable, car cet outil offre une prise en charge psychologique, médicale et juridique gratuite en faveur des victimes.

《Le 122 est indispensable. Derrière ce numéro, il y a une prise en charge psychologique, médicale et juridique gratuite, complète et structurée. Un dispositif rare. Et vital》, a-t-elle indiqué.

De son côté, Oliney Kavuala, assistante de la conseillère du Chef de l’État en charge de la jeunesse, VBG et lutte contre la traite des personnes a expliqué le fonctionnement de ce centre d’appel.

《Ici, rien n’est improvisé. Les téléopérateurs écoutent avec calme, respect et humanité. Chaque appel est traité avec une attention particulière. Chaque situation est enregistrée, archivée, suivie. Rien n’est laissé au hasard. Les victimes ou les témoins sont accompagnés, sans pression, à leur rythme》, a-t-elle dit, rappelant que le centre d’appel « 122 » est opérationnel depuis 2020, d’où six années d’écoute et de lutte contre les VBG.

Sur invitation de Chantal Mulop, Conseillère spéciale du Chef de l’État en matière de la jeunesse et de lutte contre les violences faites aux femmes et la traite des personnes, cette visite a réuni une diversité d’acteurs, entre autres : des structures engagées, des avocats, des professionnels de santé et des journalistes pour soutenir cet outil essentiel dans la lutte contre les VBG.

Les femmes présentes lors de cette visite n’ont pas caché leur émotion. Elles ont salué cette initiative concrète qui, selon elles, constitue une réponse réelle à une réalité trop longtemps ignorée. ACP/C.L.

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