Mbujimayi : un recteur d’université s’insurge contre la chevelure artificielle de la femme africaine

Mbujimayi, 14 avril 2026 (ACP).- Le port de la chevelure naturelle artificielle des personnes d’autres races, importée pour la femme africaine a été désapprouvé par le recteur de l’Université officielle de Mbujimayi (UOM), au Kasaï-Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), afin de préserver les valeurs traditionnelles, dans un échange mardi.

« Pour la femme noire en général, les cheveux, ce n’est pas quelque chose d’anecdotique. La chevelure fait partie de l’identité de la personne. Et les cheveux artificiels, même la peau blanchie au poison, avec des produits dangereux pour la santé, sont des expressions d’un grand complexe que nous avons par rapport à nous-mêmes. Les expressions de la haine que nous avons de nous-mêmes, c’est le fruit de la traite négrière, c’est le fruit de la colonisation, c’est le fruit du racisme», a déclaré l’abbé Apollinaire Cibaka Cikongo, recteur de l’UOM.

Le professeur Cibaka a recommandé des efforts à fournir pour se libérer de cet état et promet une forte sensibilisation lors d’une activité qu’il entend organiser. « Nous devons faire un effort pour pouvoir nous libérer de cela, au niveau personnel. Avec des collaborateurs, nous allons lancer bientôt une journée intitulée « Nsuki » (cheveux).  On va inviter les conférenciers qui vont nous parler de l’importance du cheveu du point de vue psychologique, du point de vue économique », a-t-il indiqué.

« C’est un grand marché qui appauvrit nos familles, qui enrichit les gens qui exploitent notre complexe d’infériorité. Les noirs investissent chaque année presque 30 milliards de dollars américains dans l’achat de perruques et autres chevelures des gens d’autres races. Ce qui est une négation de soi», a-t-il renchéri. ACP/C.L.

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