Kinshasa, 17 juin 2026 (ACP).- Un appel à la prise en charge globale des enfants, notamment ceux en zones de conflits a été lancé au gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) pour la sécurisation juridique des mineurs en situation de vulnérabilité, a-t-on appris de source associative.
« Cette Journée de l’Enfant africain est célébrée sous le thème : “Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour tous les enfants africains”, le GASDH, par ma voix, lance un appel pressant à l’État Congolais pour une prise en charge globale et une sécurisation juridique des mineurs en situation de vulnérabilité », a déclaré Me Pablo Jean-Charles Okonda, Coordonnateur du Groupe d’actions pour la sauvegarde des droits humains (GASDH).
« Les enfants vivant dans les zones de conflit, ceux en situation des rues ainsi que les mineurs en grande vulnérabilité continuent d’être exclus de l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à la sécurité de base », a-t-il ajouté.
Il a précisé que les réponses apportées jusqu’à présent demeurent insuffisantes face à l’ampleur des besoins, tout en saluant les efforts consentis par le Gouvernement congolais ainsi que l’appui de ses partenaires, notamment Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), avant de déplorer la problématique liée aux infrastructures scolaires publiques du pays.
« La majeure partie de ces établissements, où les enfants passent l’essentiel de leur journée, manque cruellement d’installations sanitaires adéquates. Cette situation constitue un risque permanent pour leur santé et leur bien-être », a expliqué Me Okonda.
Le GASDH estime que la sécurisation des enfants vulnérables passe par la mise en place des mécanismes durables de protection de substitution, notamment les familles d’accueil et les foyers spécialisés.
« Seulement 0,82 % du budget national est actuellement affecté aux Affaires sociales, une enveloppe jugée largement insuffisante pour répondre aux besoins de millions d’enfants vulnérables à travers le pays », a-t-il dit.
« Avec une telle dotation, il est matériellement difficile pour le ministère de tutelle d’assurer efficacement la protection, le placement, l’adoption sécurisée et la prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité », a affirmé le responsable du ONG.
Il a, à cette occasion, recommandé au gouvernement, notamment une augmentation substantielle du budget alloué au secteur des Affaires sociales; un financement transparent et conséquent des infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans les écoles publiques.
Le GASDH a également exhorté les autorités nationales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de protection de l’enfance à unir leurs efforts afin de garantir à chaque enfant congolais l’accès à l’eau potable, à un environnement sain et à une protection adaptée. ACP/

