Kinshasa, 30 juillet 2026 (ACP).- Les conférences de la journée internationale de la femme africaine (Jifa) édition 2026, ont été lancées par la ministre du Genre, lors d’une cérémonie mercredi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), afin d’identifier des solutions aux défis persistants des femmes.
«Les deux journées qui s’ouvrent aujourd’hui, doivent être mises à profit pour approfondir nos analyses, confronter nos expériences, partager les bonnes pratiques et identifier des solutions innovantes susceptibles de répondre efficacement aux défis persistants auxquels les femmes et les filles continuent d’être confrontées dans notre pays et sur l’ensemble du continent africain», a déclaré Micheline Ombae Kalama, ministre du Genre, famille et enfant.
«Que ces travaux soient marqués par un dialogue constructif, un esprit d’ouverture, le respect des opinions et la recherche permanente du consensus autour des solutions capables d’améliorer durablement les conditions de vie des femmes et des filles», a-t-elle ajouté.Selon Mme Ombae, la RDC célèbre la Jifa dans un contexte particulier marqué par les conséquences des conflits armés dans sa partie Est et les multiples défis socio-économiques et sanitaire.
«C’est ici une occasion de renouveler notre engagement collectif en faveur de la paix, de la justice, de la cohésion sociale et du relèvement durable des communautés, avec les femmes comme actrices incontournables du développement», a-t-elle dit.
Elle a, en outre, exhorté les intervenants de différents panels à mettre leur expertise au service de cette noble cause, en proposant des analyses pertinentes et des recommandations pratiques qui permettront d’éclairer les décisions publiques et de renforcer l’impact des politiques en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.
«Dans cette optique, la place de la femme est jugée incontournable pour le relèvement durable des communautés. J’exhorte les panélistes et l’ensemble des participants à dépasser le stade des simples constats. L’objectif fixé est de produire des recommandations fortes, réalistes et capables d’influencer directement les décisions publiques ainsi que les futures orientations stratégiques du gouvernement», a indiqué la ministre du Genre, avant d’exprimer la reconnaissance du gouvernement congolais envers l’ensemble des parties prenantes qui soutiennent cette initiative.
«Ces remerciements s’adressent aux partenaires techniques et financiers, au secteur privé, aux institutions publiques ainsi qu’aux organisations de la société civile, tous engagés pour la réussite de ce rendez-vous crucial pour l’égalité des genres en RDC», a-t-elle indiqué.
L’édition 2026 est axée autour de deux axes majeurs. À l’échelle internationale, les réflexions portent sur le thème : «Femme africaine, droit, justice : actions pour un développement inclusif et durable».
Sur le plan national, les travaux se focalisent sur une priorité claire : «Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles en République démocratique du Cong».
Ces deux journées de conférences et de travaux scientifiques auront réuni des experts, des acteurs de la société civile et des partenaires institutionnels.
Elles visent à formuler des réponses concrètes aux défis persistants qui freinent l’épanouissement des femmes et des filles en RDC. ACP/ B./YM

