Mbandaka, 29 juillet 2026 (ACP).- Le Collectif des femmes de l’Équateur (COLFEQ) a été redynamisé, lors d’une assemblée générale extraordinaire, mercredi à Mbandaka, chef-lieu de l’Équateur, dans le nord‑ouest de la République démocratique du Congo (RDC), afin d’améliorer la représentation féminine dans les instances décisionnelles.
«En structurant solidement votre collectif, vous érigez un véritable bouclier de protection et une force de plaidoyer incontournable pour briser le silence, accompagner les victimes, exiger la tolérance zéro à l’égard des auteurs de violences, mais aussi améliorer la représentation des femmes dans les instances de décision à tous les niveaux», a déclaré la ministre provinciale du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Mme Mélanie Elambo.
«Durant ces deux jours, notre province vibre au rythme de l’engagement, de la sororité et du leadership féminin. Vous avez la lourde, mais noble mission d’analyser et d’adopter vos statuts ainsi que votre règlement intérieur. Ces instruments juridiques constitueront désormais votre boussole et renforceront votre crédibilité dans la lutte contre les discriminations et les violences basées sur le genre», a-t-elle ajouté.
Selon elle, structurer solidement cette structure serait érigé un véritable bouclier de protection et une force de plaidoyer incontournable pour briser le silence, accompagner les victimes, exigé la tolérance zéro à l’égard des auteurs de violences, mais aussi améliorer la représentation des femmes dans les instances de décision à tous les niveaux.
La ministre provinciale a en outre invité les participantes à faire preuve de transparence et d’unité durant le processus électoral.
«Au‑delà des textes, cette assemblée constitue un moment de renouvellement du leadership. Choisissez des dirigeantes courageuses, intègres et engagées à porter haut les valeurs de justice, d’égalité et de dignité humaine. Le COLFEQ demeure un interlocuteur clé pour bâtir une province sans violences, où chaque femme et chaque fille pourra vivre en sécurité et jouir pleinement de ses droits», a‑t‑elle poursuivi.
Pour sa part, Mme. Odile Bofoa Lotafe, présidente du COLFEQ, a indiqué que c’est depuis la création que le COLFEQ a renforcé les capacités des femmes leaders, structuré plusieurs associations féminines et développé le réseautage ainsi que la synergie d’action. Les différents plaidoyers menés par le collectif ont produit des résultats significatifs à plusieurs niveaux, a-t-elle dit, avant de préciser que l’objectif principal de cette assemblée générale extraordinaire est de relancer la dynamique de l’action collective et de consolider le réseau de soutien entre les structures féminines.
«Cette rencontre représente une occasion précieuse d’évaluer et de redynamiser le fonctionnement de notre réseau. Deux points principaux étaient inscrits à l’ordre du jour : la lecture et l’adoption des statuts et du règlement intérieur, ainsi que l’élection des membres des différents organes du COLFEQ», a‑t‑elle fait savoir.
Il sied de signaler que cette assemblée générale extraordinaire de deux jours est financée par Affaires mondiales Canada et mise en œuvre par le Carter Center, dans le cadre du projet « Voix et leadership des femmes renouvelé », exécuté par le consortium ACHEPROF.
ACP/OG/Bot/Mok

