Kinshasa, 11 août 2026 (ACP).- La liberté d’expression a été qualifiée d’un droit qui s’accompagne de responsabilité, de respect et de dignité, lors d’une sensibilisation contre les antivaleurs lancée mardi, à Kinshasa, suite aux propos irrespectueux diffusés sur les réseaux sociaux à l’égard de la Première Dame de la République démocratique du Congo(RDC).
«Ces derniers jours, nous avons été témoins de propos irrespectueux diffusés sur les réseaux sociaux à l’égard de la Première Dame de la RDC. La liberté d’expression est un droit, mais elle doit s’accompagner de responsabilité, de respect et de dignité», a déclaré la journaliste Marie Grâce Manolia, fondatrice et coordinatrice de «Femme de gloire».
«Nos réseaux sociaux sont le reflet de notre société. Si nous voulons une République plus respectueuse et plus civilisée, commençons par nos propres paroles», a-t-elle ajouté.
Selon cette professionnelle des médias, le désaccord ne doit jamais devenir un manque de respect. «À nous, Congolais, de montrer au monde que nous pouvons défendre nos convictions avec intelligence, fermeté et dignité. Critiquer n’est pas insulter. Dénoncer n’est pas humilier. Etre en désaccord n’autorise pas le manque de respect. Respectons les personnes, respectons les institutions et apprenons à débattre sans nous détruire», a-t-elle recommandé.
«Que l’on soit d’un bord politique ou d’un autre, que l’on soit d’accord ou non avec ses actions, nous devons apprendre à exprimer nos opinions sans insultes, sans humiliations et sans attaques personnelles», a-t-elle renchéri.
Les parents appelés à inculquer le respect à leurs enfants
Par ailleurs, Mme Manolia a appelé les parents à inculquer les valeurs telles que le respect, l’honnêteté, la responsabilité et l’amour aux enfants, en vue détruire les antivaleurs au sein des communautés congolaises.
«Une société ne peut pas évoluer si nous continuons à banaliser le mensonge, la corruption, la violence, l’irrespect, la tricherie, l’égoïsme et l’injustice. Apprenons à nos enfants le respect, l’honnêteté, la responsabilité, la discipline, le travail et l’amour du prochain. Refusons de glorifier ceux qui réussissent par la tricherie et cessons de considérer les mauvaises pratiques comme normales», a-t-elle exhorté.
Elle a fait savoir que les antivaleurs ne détruisent pas seulement les individus, mais elles fragilisent également les familles, corrompent les institutions et compromettent l’avenir de toute une génération.
Pour Mme. Manolia, le changement doit commencer par chaque Congolais et que le retour aux valeurs est l’affaire de tous.
«Ne nous contentons pas de dénoncer les antivaleurs : incarnons les valeurs que nous voulons transmettre, parce que pour changer notre société, il faut d’abord changer les mentalités», a-t-elle indiqué.
La propagation de fausses informations, des discours de haine, des injures publiques, le cyber harcèlement et cyber violences constituent des dérives d’un usage abusif des réseaux sociaux. Ces pratiques et comportements déviants gangrènent la société. Face à ces antivaleurs qui menacent la cohésion nationale, le gouvernement de la RDC intensifie la répression et la vulgarisation du code du numérique puissant pénalement la diffamation, le harcèlement et l’incitation à la haine en ligne. L’Etat congolais a mis en place des campagnes de sensibilisation menées par le ministère de l’Économie numérique et traque judiciaire des contrevenants ordonnée par la justice visant, non seulement à réprimer les auteurs de ces délits, mais aussi enseigner l’hygiène numérique et l’esprit critique dès le plus jeune âge.
ACP/K/ D/L/Mok

