Kinshasa, 28 juillet 2025 (ACP).- Le rôle de la délégation syndicale a été rappelé lundi, lors du lancement des travaux de la commission paritaire employeur-ban syndical de l’Agence congolaise de presse (ACP) à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« La délégation syndicale joue un rôle de conseiller auprès du chef d’établissement. Elle participe activement à la gestion de celui-ci, grâce à sa capacité mobilisatrice de meneur d’hommes orientée vers une destinée commune et maîtrisée. Le syndicaliste est, ou doit être, cet arbitre impartial qui défend les intérêts des travailleurs, certes, mais sans jamais méconnaître ceux de l’employeur », a déclaré Bienvenue-Marie Bakumanya, directeur général de l’ACP.
« La présence d’une délégation syndicale au sein d’un établissement est une opportunité, une richesse, voire un bonheur, contrairement à une certaine opinion vulgaire et erronée qui considère la délégation syndicale comme un adversaire de l’employeur », a-t-il ajouté.
Le directeur général a indiqué, en outre, que « la loi prévoit que la représentation des travailleurs dans les entreprises et établissements, quelle qu’en soit la nature, est assurée par une délégation syndicale élue. Celle de l’ACP a été élue le 12 mai 2023, en présence des permanents syndicaux de tous les syndicats représentés au sein de l’Agence, et sous l’œil vigilant de l’Inspecteur principal du travail. Elle a été installée officiellement le 29 juin 2023 par Monsieur l’Inspecteur du travail ».
M. Bakumanya a également signalé que « l’organisation de cette élection a répondu, d’une part, à une exigence légale, et traduisait, d’autre part, la volonté de promouvoir la transparence et la redevabilité dans la gestion de l’ACP ».
« En tant qu’employeur, je suis tenu de consulter la délégation syndicale, notamment sur les systèmes de rémunération et de prime, travaux auxquels la délégation syndicale de l’Agence congolaise de presse (ACP) est toujours partie prenante. La convention collective de l’ACP a, quant à elle, institué les commissions paritaires, au cours desquelles le ban employeur et le ban syndical échangent sur le fonctionnement de l’établissement, en font un diagnostic et, le cas échéant, proposent une thérapie », a dit le directeur général.
Ces travaux de la commission paritaire de l’employeur et du ban syndical sont organisés par la direction générale de l’ACP, en présence du secrétaire général du ministère de la Communication et médias.
Pour la création d’un espace de compromis entre employeur et employés

Par ailleurs, la délégation syndicale de l’ACP a exprimé son engagement à créer un espace de compromis entre les intérêts de l’employeur et ceux des employés, au bénéfice de cet établissement public.
« Ces travaux sont, pour les délégués syndicaux, le lieu de préserver et défendre les droits des travailleurs, se basant sur le Code du travail, les Statuts de l’agent public de l’Etat ainsi que la Convention collective de l’ACP. Votre délégation syndicale s’est engagée à fonder son mandat sur certains principes, dont le tout premier est d’appréhender son rôle de créer un espace de compromis entre les intérêts de l’employeur et ceux des employés, et ce, au bénéfice suprême de l’établissement », a déclaré Danny N’sale, président de la délégation syndicale de l’ACP.
« La participation active de la représentation du personnel à ces assises vise à présenter les préoccupations légitimes de l’ensemble du personnel, qui nécessitent des solutions idoines, liées notamment à l’amélioration des conditions socio-professionnelles des agents et cadres de notre établissement, l’Agence congolaise de presse. Cette amélioration des conditions socio-professionnelles des travailleurs exige notamment la rénovation des infrastructures, la prise en charge médicale et funéraire, ainsi que la majoration de l’enveloppe salariale en vue de rencontrer la conjoncture économique », a-t-il renchéri.
A cet effet, le président de la délégation syndicale de l’ACP a salué l’organisation de cette réunion paritaire, la toute première, deux ans après leur élection et installation, alors que lesdites assises, qualifiées de meilleur cadre de dialogue social, devraient avoir lieu quatre fois l’an, telle est la volonté des instruments juridiques qui définissent les rapports devant exister entre le ban syndical et l’employeur.
M. N’sale a rappelé, par ailleurs, que les employés ont le droit de bénéficier d’un traitement égal au regard des textes légaux et réglementaires qui régissent la bonne marche de l’établissement et définissent les conditions de recrutement, de rémunération, de promotion et de mise à la retraite des agents ainsi que celles de l’octroi des avantages sociaux.
« Les promotions, les recrutements et licenciements non conformes aux textes et l’octroi des primes de manière sélective sont là des maux susceptibles de baisser au plus bas le moral des agents défavorisés et d’impacter négativement la paix sociale au sein de la maison », a-t-il martelé.
Les travaux de la commission paritaire de l’employeur et du ban syndical, organisés par la direction générale de l’ACP, ont pour objectif de proposer des solutions concrètes aux problèmes jugés majeurs au sein de cet établissement.
ACP/C.L.

