Kinshasa, 28 juillet 2025 (ACP).- Plus d’un million de finalistes du secondaire passent lundi leur Examen de fin de cycle en République démocratique du Congo où les autorités ont apporté des innovations technologiques.
Toutes les provinces sont concernées, y compris les villes et localités sous occupation de l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC.
« 3.165 centres de passation dont 13 établis hors de nos frontières, en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie« , a indiqué la ministre de l’Education nationale Raïssa Malu, qui a lancé la 58ème session de cette épreuve nationale à Kinshasa, au collège Don Bosco dans la commune populaire de Masina.
De son côté, le vice-ministre Jean-Pierre Kezamudru, supervise l’Examen d’Etat à Bandundu-ville dans la province de Kwilu (ouest de la RDC), où 92.750 finalistes passent les épreuves.
A Mbandaka, capitale de la province de l’Equateur, c’est le vice-gouverneur qui supervise la session alors qu’à Bukavu, capitale occupée du Sud-Kivu, 44.355 candidats sont alignés, avec 50,2% de filles.
Pendant ce temps à Kampala, capitale de l’Ouganda, plus de 200 finalistes congolais y participent, sous la supervision de l’ambassade, a constaté une journaliste de l’ACP.
Des innovations introduites sur le plan technologique
« Pour rendre la correction encore plus fiable et efficace, nous avons introduit une nouvelle technologie avec l’Intelligence Artificielle« , a expliqué la ministre Malu, qui anticipe déjà sur le processus de correction.
« Cette innovation permet une correction automatique des épreuves tout en maintenant un haut niveau de supervision humaine par les experts de l’Inspection Générale. Cela se traduit par un gain de temps considérable pour nos correcteurs et des résultats plus fiables et cohérents pour nos candidats« , a-t-elle expliqué.
« La grande nouvelle de cette session 2025, c’est l’ouverture de deux centres modernes de scannage des copies, l’un à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental, centre) et l’autre à Lubumbashi (Haut-Katanga, sud-est). Chaque centre est une petite usine de la fiabilité« , a renseigné Mme Malu.
Ces deux centres sont dotés de « cinq compartiments dédiés : salle de préparation, salle de scannage, salle de serveurs, salle de contrôle et une salle de surveillance. Les copies sont ainsi traitées numériquement et envoyées aux centres de correction de Kinshasa« , a expliqué la ministre.
« Grâce à cette innovation, la République réalise un gain de « 30 à 40% sur le délai de traitement global des résultats« , a martelé Mme Malu.
ACP/C.L.

