Kinshasa, 30 août 2026( ACP).- Il s’est installé à tort ou à raison depuis belle lurette, une certaine coutume d’appel à la grève des enseignants à la veille de la rentrée scolaire en République démocratique du Congo (RDC).
Pour des organisations syndicales défendant les droits des enseignants, c’est un moment propice de pousser le gouvernement à répondre à leurs revendications salariales.
Comme l’an dernier, cette fois-ci encore, on entend çà et là des appels aux mouvements de grève à quelques jours de la rentrée des classes. Le gouvernement de son côté, réaffirme la reprise des cours le 1er, tout en appelant les parents d’élèves à envoyer leurs enfants à l’école, et le personnel enseignant à se présenter à leurs postes d’attache. C’est de bonne guerre.
Face à ces appels de quelques syndicats des enseignants au boycott de la rentrée scolaire, le gouvernement Suminwa, à travers la professeure Raissa Malu, actuelle ministre de l’Education nationale, s’en tient au dialogue entre ses partenaires éducatifs. L’une des stratégies qui a souvent contribué à une rentrée scolaire apaisée par le passé.
En visionnaire éclairé, l’exécutif national a eu à anticiper sa réponse. C’est ce qui a justifié en partie la tenue fin août, d’une réunion nationale impliquant le gouvernement central et les ministres provinciaux en charge de l’éducation, en vue d’harmoniser, de clarifier, de renforcer le dialogue et la coordination des réformes, ainsi que la préparation de la prochaine année scolaire.
L’éducation étant parmi les priorités de l’action gouvernementale, dont l’accent est mis sur la gratuité de l’enseignement de base en faveur des enfants, elle nécessite encore et toujours un regard intéressé de la part du gouvernement. C’est qu’il ne déroge nullement dans un pays où la guerre d’agression imposée par le Rwanda déstabilise quelque peu les lignes budgétaires prévisionnelles.
Dans son approche de gestion de ce secteur, l’actuelle ministre de l’enseignement s’y emploie avec rigueur et responsabilité.
Si dans le contexte politique, l’actualité du pays dominée par la convocation d’un dialogue national inclusif pour la cohésion et la paix, au niveau éducatif, cette approche est perçue par certains observateurs avisés comme une diplomatie puissante et efficace visant une rentre scolaire en toute sérénité.
La détermination du gouvernement, engagé dans un pari ambitieux à dialoguer avec les parties impliquées au système éducatif en est une illustration de plus pour assurer une éducation de qualité aux enfants du pays.
Une gouvernance éducative clairvoyante face aux multiples défis
En outre, il est visiblement démontré que la gouvernance éducative clairvoyante voulue par le gouvernement congolais s’aligne dans la perspective d’offrir au pays un système scolaire répondant aux normes.
Il se fait cependant que cette politique fait face à un certain nombre de défis, sur les plans sécuritaire, sanitaire, humanitaire, sociale, économique, environnementale et autres.
De l’insécurité à la crise sanitaire, particulièrement la survenue de la 17ème épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE) dans la partie orientale du pays, en passant par la lutte contre le réchauffement climatique et la situation humanitaire complexe, les autorités du pays se montrent malgré tout déterminées à apporter des réponses appropriées dans tous les secteurs face à ces aléas inattendus, singulièrement dans le domaine éducatif.
Quoique secoué par des problèmes multiples, le pays de Lumumba a su démontrer à la communauté tant nationale qu’internationale, que l’éducation des enfants constitue le socle du développement durable de la nation.
Grâce à la gratuité de l’enseignement de base, conformément aux textes légaux du pays, des millions d’enfants ont repris le chemin de l’école, une avancée significativement saluée par toutes les couches sociales, tant du côté du pouvoir que de l’opposition, sans omettre la société civile. A cela s’ajoute également de réformes entreprises dans le secteur éducatif avec notamment la publication en un temps records, des résultats des épreuves des examens d’État, sous la Première ministre, Judith Suminwa, contrairement aux années antérieures où il fallait une période d’attente.
Aur regard de ce tableau encourageant dans le domaine de l’éducation, il est important de consolider ces acquis et de continuer à maintenir la confiance entre tous les acteurs du secteur éducatif et le pouvoir public qui, du reste, a su démontrer sa dose de bonne volonté à faire mieux pour le bien-être des congolais, en général et des enfants, en particulier.