Kamina, 1er mars 2026 (ACP).-Une centaine de maisons se sont écoulées au quartier Régie des voies aériennes (RVA) à Kamina, chef-lieu de la province du Haut-Lomami dans le sud-est de la République démocratique du Congo, à la suite des pluies torrentielles qui s’abattent sur cette ville, a constaté dimanche l’ACP.
« Cela fait six jours que notre quartier est inondé. Je n’ai pas pu aller au travail avec des chaussures normales. L’eau est trop profonde, et je ne mets que des bottes », a témoigne Robert Konda wa Milenge, secrétaire au Service de coordination provinciale de la paie des enseignants (SECOPE) à Kamina, devant sa parcelle à moitié inondée.
» Le quartier RVA est devenu une île. L’ambulance ne sait pas rouler ici au risque de s’embourber et on ne sait pas venir récupérer les malades ou un cas d’extrême urgence « , a déploré, pour sa part, Raoul Umba Mbuya, infirmier à l’hôpital général de référence de Kamina qui habite ce quartier.
A la suite de cette catastrophe naturelle, plus ou moins 400 familles qui pouvaient totaliser une population estimée à plus ou moins mille personnes, se retrouvent en détresse, a indiqué sous le sceau de l’anonymat, un des responsables locaux du service des actions humanitaires.
» Nous n’avons pas encore de chiffres officiels, mais nous estimons que de centaines de personnes sont sinistrées ou en situation de risque immédiat. On peut atteindre quatre cents familles sinistrées et si on compte les compositions familiales on peut dépasser mille personnes en détresse « , a-t-il estimé.
Ce phénomène, bien que spectaculaire cette année, n’est pas une surprise à Kamina du fait que la ville souffre d’un déficit criant d’infrastructures de drainage et d’absence de système d’évacuation des eaux de pluie qui ne trouve aucun exutoire, annonce-t-on.
L’urbanisation non contrôlée avec de nouvelles constructions érigées dans des zones marécageuses et naturellement inondables sans aucune étude préalable du sol est également déplorée dans la ville de Kamina, signale-t-on.
Les sinistrés se sont retranchés chez des membres des familles ou ont été abrités temporairement dans des temples des sectes religieuses, a-t-on constaté.
Aucune intervention officielle des autorités locales n’est amorcée, signale-t-on.
Plusieurs d’autres maisons, construites en brique à daube et en paille le long de la rivière Kamina-Luyi se sont écroulées au quartiers 82 et Alliance, constate-t-on également. ACP/C.L.

