Kinshasa, 26 juin 2025 (ACP).- La relance des activités de la Plateforme nationale de la gestion des risques des catastrophes a été au centre d’un atelier de trois jours à Mbwela Lodge, dans le Territoire de Madimba, au Kongo Central.
» Nous voici au terme de trois jours de notre atelier sur la relance des activités de la Plateforme nationale de la gestion des risques et des catastrophes« , a déclaré Joseph Saitondo Muana, Directeur de la Direction de la protection civile et représentant du Secrétaire général de l’Intérieur et Sécurité empêché dans son mot de clôture jeudi soir, à Mbwela Lodge, dans le Kongo Central.
Et d’ajouter : »En termes d’objectifs, cet atelier aura permis de poser les jalons de la reprise des activités de ce cadre d’échange des informations, de concentration multisectorielle pour une coordination efficace, de baliser la voie de sa formalisation effective et du Décret pour son institutionnalisation; de tracer aussi les perspectives et les différentes pistes des actions recommandées« .
Selon lui, la relance des activités de cette plateforme permet à la RDC de s’aligner en matière de la réduction des risques des catastrophes sur les recommandations des Conventions et Accords internationaux auxquels elle a souscrit.
» La relance des activités de la Plateforme permet à notre pays non seulement de s’aligner en matière de la réduction de risques des catastrophes sur les recommandations des conventions et des autres accords auxquels il a suscrit comme entre autres, celles du Cadre de Sendaï, mais aussi, de répondre à une exigence nationale qui consiste à éviter les actions sectorielles à vase clos et isolés qui réduisent l’efficacité des efforts du coordination des gestions de risques des catastrophes ».
Pour Joseph Ditunga, la participation à cet atelier est une contribution et engagement à aider le pays à implémenter une coordination des efforts dans la lutte pour la prévention des catastrophes.
« Votre disponibilité tous à venir participer à ces travaux doit être lue comme une contribution et votre engagement à aider notre pays à implémenter une coordination dont les efforts doivent reposer sur la mutualisation et la synergie des actions entre les secteurs », a-t-il rapporté.
Et d’ajouter : « c’est à cette condition qu’il faudra s’attendre à des bons résultats pour marquer le succès de ce projet entre le Ministère en charge de l’Intérieur , Sécurité et de centralisation et le Programme alimentaire mondial (PAM) ».
Pour sa part, M. Édouard Kamou, Chef de Programme Résilience et Systèmes alimentaires du Programme Alimentaire mondial ( PAM), a renouveler l’ l’engagement de son organisation à soutenir la RDC dans ses efforts pour la prévention des catastrophes.
Il a fait savoir qu’ à la suite des événements climatiques et les activités anthropiques, la RDC se trouve fortement exposée aux menaces posées par le changement climatique, et que le pays est classée dans la catégorie de pays à risque « très élevé » de l’indice de risque INFORM 2024, (4ème) en raison des niveaux élevés de vulnérabilité et du manque de capacité d’adaptation, associés à des niveaux élevés d’exposition aux événements naturels extrêmes et aux crises provoquées par l’homme.
Claude Kamou a fait savoir à cette occasion que tous les dégâts causés par les pluies diluviennes
dernièrement dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo, Tanganyika, et la Ville Province de Kinshasa,auraient pu être, si pas évités qu’ à travers un mécanisme de concertation et d’échange des informations entre toutes les Structures et les parties prenantes, au sein d’un cadre d’échange des informations avant, pendant et après les catastrophes.
Organisé par le Secrétariat général de l’Intérieur et Sécurité, par l’entremise de sa Direction de la Protection civile et avec l’appui du Programme Alimentaire mondial ( PAM), l’atelier avait pour objectif général, de redynamiser la Plate-forme Nationale de la gestion des Risques de catastrophes en République démocratique du Congo .
Et aussi de revisiter le projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement de la Plateforme nationale pour la gestion des risques de catastrophes (PFN-GRC) en RDC.
Il a regroupe 42 participants issus de la Direction de la Protection civile, du Secrétariat général de l’Intérieur et Sécurité, des Administratifs et services impliqués dans la coordination de la gestion de catastrophes, des Organisations de la société civile, et des Partenaires techniques et financiers.
ACP/C.L.

