Kisangani, 8 octobre 2026(ACP).- Des volontaires secouristes de la Croix-Rouge et des infirmiers titulaires (IT) sont en formation de deux jours pour faire face à Ebola à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC) , a constaté jeudi l’ACP.
« Durant deux jours, les participants apprendront la communication à risque pour l’engagement communautaire, la surveillance à la base communautaire, la santé mentale et la protection, genre et l’inclusion », a expliqué docteur Guylain Mamona, chef de base de la riposte et formateur des formateurs à la Croix-Rouge de la RDC.
Après cette formation, les volontaires secouristes poursuivront la sensibilisation sur le terrain, débutée depuis le mois de juillet dernier, en y ajoutant la surveillance.
« La souche Budibogyo a les mêmes symptômes que la fièvre typhoïde, la malaria. C’est pourquoi nous allons faire la surveillance intégrée pour que nous soyons des bonnes sentinelles dans la communauté » , a – t-Il ajouté.
Le représentant du chef de division de la santé et représentant duel médecin-chef de zone de santé a attiré l’attention de tous, sur Ebola et l’importance de l’implication communautaire.
« La République démocratique du Congo fait face à une épidémie la plus meurtrière de son histoire , parce que la communauté ne s’implique pas », a-t-il poursuivi.
« Mardi à 10 heures locales sur la 7ème avenue bis dans la commune de Kabondo, j’ai été victime de linchange. Le superviseur qui m’accompagnait a subi des coups de manchettes » , a témoigné docteur Herman Johoshuko, médecin-chef de zone de santé de Kabondo.
Une façon pour ce médecin de prouver en face du monde que la situation est compliquée au sein de la communauté. Si rien n’est fait, la situation risquerait de s’empirer, puis que, a-t-il dit, Ebola n’a pas de pardon.
L’observance des mesures barrières est perçue comme seul moyen pouvant permettre de couper la chaîne de transmission.
Par ailleurs, le président provincial de la Croix-Rouge pour la Tshopo, a demandé aux volontaires secouristes de mettre du sérieux dans ce qu’ils font en apport avec la lutte contre la propagation d’Ebola, parce que tout est fait au profit de la communauté pour que l’on mette fin à cette épidémie meurtrière.
Notons que les volontaires de la Croix-Rouge section de la Tshopo, se sont engagés depuis le début de l’épidémie d’Ebola, à sensibiliser les communautés autour des mesures de prévention, mais aussi dans le processus d’enterrement digne et sécurisé (EDS), en vue de protéger la population. ACP/KIS/MOK/AB

