Gospel : Ngolu, cantique de reconnaissance à la faveur imméritée que l’Éternel offre gracieusement

Kinshasa, 5 novembre 2026 (ACP).- Un message de reconnaissance à la faveur imméritée de Dieu, a été véhiculé par Runo Moyo, l’une des voix de référence du gospel en République démocratique du Congo, dans sa nouvelle chanson “ Ngolu ”, selon l’artiste joint au téléphone jeudi par l’ACP à Kinshasa.

« A travers cette œuvre, j’ai voulu rendre un vibrant témoignage à la grâce divine, cette faveur imméritée. La bonté de Dieu nous transcende et nous surpasse infiniment. Tout ce dont nous disposons procède de sa grâce, et c’est par cette même grâce que nous avons été sauvés », a déclaré le chanteur Runo Moyo.

Dans la même optique, il a souligné le caractère agissant de cette grâce, évoquant le cas de Marie, qui par cette faveur divine, a été élue pour porter en son sein le Christ, Sauveur de l’humanité.

« La grâce, en tant que don gratuit par lequel Dieu daigne faire participer l’Homme à sa propre vie divine, est également ce qui prédispose, permet et facilite les rencontres providentielles et déterminantes entre les Hommes », a-t-il soutenu.

Fruit d’une collaboration avec l’artiste Isaac Seven, le titre “Ngolu”, d’une durée variant entre 4 et 5 minutes, a été rendu public à la fin du mois d’octobre dernier.

D’après lui, ce titre interprété en lingala et en swahili se veut une ode entraînante célébrant la grandeur et les bienfaits du Créateur, dans un style animé et rythmé.

« L’œuvre est à présent disponible sur toutes les plateformes de streaming musical et sur YouTube. Nous invitons les mélomanes et le grand public à la découvrir, à la consommer sans modération et à s’en approprier le message », a lancé Runo Moyo.

Runo Moyo, une légende vivante du gospel

Figure légendaire de la musique gospel congolaise, le pasteur évangéliste Runo Moyo, connu autrefois sous le nom de Runo Mvumbi, est considéré comme l’un des pionniers de la musique chrétienne moderne en République démocratique du Congo et au Congo-Brazzaville dès les années 1990, aux côtés des icônes telles que Charles Mombaya et Kache Kashala.

Auteur de l’emblématique cantique “Kozala na Yesu “ (Pepelè) et d’albums marquants dont Yahwe paru en 1998, il a abandonné son ancien patronyme Mvumbi, qu’il associait à la mort en kikongo, pour adopter celui de Moyo, qui signifie la vie.

Établi à l’étranger pendant plus de deux décennies, notamment aux États-Unis, au Canada et en Suisse où il exerce son ministère pastoral, il effectue régulièrement son retour au pays.

Il a d’ailleurs célébré en juillet 2026 à Kinshasa ses 60 ans d’âge et ses 48 ans de ministère. ACP/ STJ (SP)

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