Kisangani, 16 juillet 2025 (ACP).- Une vive divergence de points de vue a été constatée à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, suite à la récente circulaire du secrétariat du ministre de l’Education nationale, portant sur le maintien des filles enceinte dans les établissements publics et privés, a constaté mercredi l’ACP.
« Je salue la circulaire du 14 juillet 2025, portant instruction claire sur l’acceptation des filles enceintes dans les établissements scolaires. Cette mesure traduit la volonté d’une éducation inclusive et équitable, et répond aux objectifs mêmes de la CONEPT RDC que nous représentons dans la Tshopo », a soutenu Jampy Atilenge, coordonnateur provincial de CONEPT.
Cependant, cette position ne fait pas l’unanimité. D’autres voix se montrent très critiques, comme celle d’André Achia, licencié en Sciences de l’éducation et chercheur en pédagogie, qui s’oppose fermement à cette décision.
« Cette circulaire semble précipitée. La majorité de filles en secondaire sont mineures. La maintenir à l’école sans cadre d’accompagnement clair risque de banaliser les grossesses précoces et même de décourager d’autres élèves à rester sur le droit chemin », a-t-il déclaré.
Pour plusieurs autres personnalités abordées par l’ACP, cette directive nécessite un débat plus large. Certaines estiment même qu’elle devrait être reformulée pour éviter des effets pervers sur le système éducatif, tout en garantissant le droit à l’éducation pour tous. ACP/UKB

