Tshopo : messe d’action de grâce à Kisangani pour les victimes du Genocost

Kisangani, 02 août 2025 (ACP).- Une messe d’action de grâce en mémoire des victimes du Genocost congolais a été célébrée samedi à la paroisse Notre-Dame du Très Saint Rosaire, marquant un temps fort de recueillement spirituel et de sensibilisation collective à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a constaté l’ACP.

 « Le Genocost est une mémoire blessée, celle des millions de Congolais qui sont morts sans sépulture, sans justice, sans vérité. Mais leurs âmes, nous dit la première lecture, sont dans la paix de Dieu», a déclaré le prêtre Alain BANGA, lors de la dite messe.

Dans son homélie, le prêtre a insisté sur la vocation du Genocost comme outil de reconnaissance historique, soulignant que les conflits en RDC n’étaient pas seulement des guerres, mais des violences motivées par des intérêts économiques étrangers. Il a également mis en garde contre l’oubli collectif.

« Ce que nous commémorons aujourd’hui, ce ne sont pas de guerres tribales, mais des crimes économiques. Il s’agit d’un génocide motivé par l’exploitation illégale de nos ressources naturelles. Le coltan, l’or, le cuivre, le caoutchouc ont un prix en vies humaines. Oublier, c’est tuer une seconde fois. La justice de Dieu ne se moque pas. Ceux qui ont été victimes ici-bas seront reconnus là-haut, et la mémoire de ce génocide doit nous pousser à refuser le silence», a-t-il renchérit 

L’abbé Banga a invité les fidèles à transmettre l’histoire du Genocost aux générations futures, à lutter contre l’impunité et à rester des artisans de paix et de vérité.

Cette célébration eucharistique a permis de redonner une dimension sacrée à la mémoire des victimes du Genocost, tout en rappelant la nécessité pour la nation congolaise de transformer le deuil collectif en résistance citoyenne face à la négation et à l’oubli. ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet