Rome, 16 juillet 2026 (ACP).– Un protocole d’accord destiné à renforcer la lutte contre les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés en Afrique a été signé à Kigali, au Rwanda, entre l’Agence africaine des médicaments (AMA) et l’organisation Medicines for Africa (MFA), selon un communiqué conjoint, consulté jeudi par l’ACP.
Selon la source, cet accord s’inscrit dans le cadre d’un partenariat axé sur le plaidoyer, la communication et le soutien aux autorités réglementaires nationales. L’AMA va s’appuyer sur l’expertise de MFA en matière de communication stratégique afin d’accompagner les autorités réglementaires africaines dans leurs actions de prévention, de sensibilisation et de lutte contre la circulation de médicaments dangereux.
« L’Agence africaine des médicaments a été créée pour renforcer la coopération réglementaire et améliorer l’accès à des produits médicaux sûrs, de qualité et efficaces à travers l’Afrique. En renforçant la coordination continentale et l’harmonisation réglementaire et en combinant cela avec l’engagement public ciblé que mène MFA, nous veillerons à ce que l’excellence réglementaire se traduise par des résultats plus sûrs pour les patients », a déclaré la Dre Delese Mimi Darko, directrice générale de l’AMA, citée dans le document.
Les deux organisations rappellent que les produits médicaux falsifiés ou de qualité inférieure demeurent une menace majeure pour la santé publique en Afrique, alimentée par des chaînes d’approvisionnement fragmentées et des dispositifs de surveillance réglementaire inégaux. Elles citent les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon lesquelles jusqu’à un produit médical sur dix dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ne satisfait pas aux normes de qualité.
Le communiqué renseigne que dans le cadre de cette coopération, l’AMA et MFA co-organiseront les 16 et 17 septembre 2026, à Kigali, le Sommet africain sur la sécurité des patients, première initiative conjointe découlant de leur partenariat. La rencontre va réunir des représentants des gouvernements, des autorités réglementaires, des institutions de santé, de l’industrie pharmaceutique, des chercheurs, des innovateurs et des partenaires de développement afin de renforcer l’action collective en faveur de la sécurité des patients et de lutter contre les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés à l’échelle du continent.
Pour la Dre Lenias Hwenda, fondatrice et directrice générale de MFA, ce partenariat traduit « un engagement commun à placer la sécurité des patients au cœur de l’agenda africain des médicaments » grâce à des programmes conjoints de communication et de plaidoyer destinés à freiner la circulation de ces produits en Afrique.
ACP/MiBE

