Kinshasa, 11 octobre 2026 (ACP).- Le dépistage précoce du cancer du sein a été recommandé pour la prévention de cette maladie lors de la quatrième journée du Forum international des élites féminines (FIEF), organisée à Kinshasa à l’initiative de la Première ministre de la République démocratique du Congo.
« Le dépistage précoce sauve des vies. Il faut toujours prêter attention aux changements au niveau des seins et consulter le plus tôt possible », a déclaré Rachel Mukangi Sifa, lors de son intervention consacrée à la sensibilisation sur le cancer du sein.
La médecin a expliqué que le cancer du sein est une tumeur maligne résultant d’une multiplication anarchique des cellules mammaires. Elle a souligné que cette maladie peut toucher les femmes à différents âges, y compris les jeunes femmes, contrairement à certaines idées reçues qui l’associent uniquement aux personnes plus âgées.
Abordant les facteurs de risque, elle a distingué ceux sur lesquels il est possible d’agir, notamment la consommation d’alcool, le tabagisme, l’obésité et la sédentarité, de ceux qui ne sont pas modifiables, comme le sexe féminin, l’âge et certaines prédispositions génétiques, notamment les mutations des gènes BRCA1 et BRCA2.
Le Dr Rachel Mukangi Sifa a également invité les femmes à pratiquer régulièrement l’autopalpation mammaire afin de repérer d’éventuelles anomalies, notamment l’apparition d’une masse, une modification de la peau du sein, un écoulement inhabituel ou un changement au niveau du mamelon.
Elle a toutefois précisé que ces signes ne signifient pas nécessairement la présence d’un cancer, mais qu’ils doivent conduire à une consultation médicale pour permettre un diagnostic approprié.
Par ailleurs, l’intervenante a rappelé que l’activité physique et l’allaitement maternel sont associés à une réduction du risque de cancer du sein, tout en mettant en garde contre les fausses informations circulant sur les moyens de prévenir cette maladie.
Évoquant les difficultés rencontrées dans les zones rurales de la Tshopo, où elle exerce, lamédecin a plaidé pour le renforcement des équipements médicaux et l’amélioration de l’accès à l’information sanitaire, afin de favoriser une prise en charge adaptée des femmes vivant loin des grands centres urbains.
Elle a insisté sur la nécessité de sensibiliser toutes les femmes, indépendamment de leur âge et de leur lieu de résidence, soulignant que la consultation précoce augmente les chances de bénéficier d’une prise en charge efficace.ACP/Kikuma/Ize /Aosa /Tsh.

