Bunia, 7 juillet 2026 (ACP). 400 poches de sang ont été acheminées par le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), afin d’assurer la continuité de la prise en charge des patients dans un contexte marqué par l’épidémie de la maladie à virus Ebola, a indiqué mardi à l’ACP le coordonnateur du Centre provincial de transfusion sanguine (CPTS).
« Nous avons passé une commande de 400 poches de sang et nous les avons toutes reçues du Centre national de transfusion sanguine. Aujourd’hui, au niveau du centre de Bunia et des zones de santé environnantes touchées par la maladie, nous n’avons pas de problème d’approvisionnement en sang », a déclaré le Dr Honoré Lubumba, coordonnateurprovincilal du CPTS de l’Ituri.
Selon lui, cet appui du niveau national permet de répondre aux besoins des établissements de santé alors que les activités habituelles de collecte de sang dans les communautés sont suspendues en raison des risques liés à l’épidémie.
Dr Lubumba a expliqué que le Centre provincial de transfusion sanguine ne peut plus organiser les campagnes de collecte communautaire, faute de moyens permettant de dépister le virus Ebola chez les donneurs.
« Nous ne pouvons pas procéder à la collecte de sang dans la communauté parce que nous ne savons pas qui est malade et qui ne l’est pas. Nous disposons des moyens pour effectuer les analyses de routine, notamment pour le VIH, la syphilis ainsi que les hépatites B et C, mais nous ne disposons pas des outils nécessaires pour diagnostiquer le virus Ebola sur les dons de sang », a-t-il expliqué.
Il a précisé que cette mesure vise à renforcer la sécurité transfusionnelle dans les zones touchées par l’épidémie , afin de protéger les receveurs et les personnels de santé.
Dr. Lubumba a rappelé que le sang demeure indispensable pour la prise en charge des urgences médicales, notamment les hémorragies, les interventions chirurgicales, les complications obstétricales et certaines pathologies nécessitant une transfusion.
« Lorsqu’un malade a besoin de sang dans un hôpital et qu’il n’y en a pas, les conséquences peuvent être dramatiques. Le sang, c’est la vie », a-t-il insisté.
Par ailleurs, il a indiqué que les structures sanitaires de la province ont été appelées à respecter les mesures mises en place pendant cette période d’épidémie, notamment en s’abstenant de toute collecte communautaire de sang en dehors des dispositifs autorisés, afin de garantir la sécurité des produits sanguins destinés aux patients.
Il a enfin souligné que l’approvisionnement assuré par le Centre national de transfusion sanguine constitue actuellement la principale alternative pour maintenir la disponibilité du sang dans les structures sanitaires de l’Ituri durant l’épidémie d’Ebola. ACP/M N

