JM l’ostéoporose : une action urgente recommandée,  face à une crise sanitaire mondiale négligée (Fondation Internationale de l’Ostéoporose)

Kinshasa, 20 octobre 2025 (ACP).- Une action urgente face à une crise sanitaire qui préoccupe la santé publique mondiale dans le traitement de l’ostéoporose (une maladie osseuse) a été recommandée par la Fondation Internationale de l’Ostéoporose (IOF) à l’occasion de la Journée mondiale de l’ostéoporose, célébrée chaque 20 octobre, a appris l’ACP lundi dans un communiqué.

« L’ostéoporose est une crise mondiale silencieuse que nous ne pouvons plus ignorer. Chaque fracture non traitée est une vie affectée, et il est urgent d’agir pour prévenir et soigner cette maladie », a-t-on lu.

Selon le Dr Philippe Halbout, directeur général de l’IOF cité dans le communiqué, la fondation alerte sur la négligence persistante dans la prévention et la prise en charge de cette maladie silencieuse qui touche plus de 500 millions de personnes dans le monde.

Malgré ces chiffres alarmants, jusqu’à 80 % des patients victimes de fractures restent non diagnostiqués et non traités pour l’ostéoporose, a souligné la fondation. Cette situation entraîne des conséquences graves, telles que la perte d’autonomie, la douleur chronique, des fractures répétées et, chez certains, la mort prématurée.

La source a précisé que, les statistiques révèlent que les fractures ostéoporotiques chez les femmes de plus de 50 ans sont plus fréquentes que le cancer du sein, et que les hospitalisations liées à cette maladie dépassent celles du diabète, de l’infarctus du myocarde et du cancer du sein. Chez les hommes, elles génèrent plus de jours d’hospitalisation que le cancer de la prostate. Avec le vieillissement des populations mondiales, les fractures de la hanche devraient quasiment doubler d’ici 2050, accentuant le poids sur les systèmes de santé.

L’IOF a dans ce communiqué préconisé la mise en place de services de liaison pour les fractures (Fracture Liaison Services) dans les hôpitaux et l’éducation du public sur la santé osseuse, notamment par une alimentation riche en calcium et vitamine D et la pratique régulière d’activités physiques.

La même source a repris les propos du professeur Nicholas Harvey, président de l’IOF,  qui a appelé à une action concertée pour garantir un accès équitable aux soins, y compris dans les pays à faible revenu.

« En cette Journée mondiale de l’ostéoporose, nous appelons les décideurs, les professionnels de santé et le public à faire de la santé osseuse une priorité mondiale. Nous savons quoi faire, il ne reste plus qu’à agir », a-t-il ajouté.

L’IOF rappelle que par son communiqué que, malgré la gravité de la maladie, des solutions éprouvées existent pour prévenir les fractures et améliorer la qualité de vie des patients, et appelle les États à renforcer les politiques de prévention et de prise en charge.

En 2025, les données sur l’Ostéoporose d’une étude menée à Kinshasa montre la maladie touche surtout les femmes : parmi les cas diagnostiqués, 94% concernaient les des femmes et seulement 6% des hommes. En chiffres, 29 femmes et 2 hommes ont été diagnostiqués.  

Sous le thème « C’est inacceptable ! La crise négligée de la prévention et des soins de l’ostéoporose », la journée vise à sensibiliser les autorités sanitaires, les professionnels de santé et le grand public à l’impact dévastateur des fractures de fragilité, qui surviennent plus de 37 millions de fois chaque année chez les personnes âgées de plus de 55 ans, soit une fracture toutes les 70 secondes, selon l’IOF. Parmi les personnes de plus de 50 ans, une femme sur trois et un homme sur cinq subiront une fracture au cours de leur vie.

ACP/

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