Mbandaka, 14 août 2026 (ACP).- La population de la commune de Wangata, à Mbandaka, province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a été appelée vendredi par une autorité municipale à assainir son environnement afin de lutter contre le paludisme.
« Nous devons impérativement curer nos caniveaux, nettoyer nos installations sanitaires et ne laisser aucune eau stagnante autour de nos habitations afin de réduire les lieux de reproduction des moustiques », a déclaré M. Trésor Elongama Mbula, bourgmestre de la commune de Wangata.
« L’assainissement régulier de l’environnement constitue l’un des moyens accessibles permettant de réduire la prolifération des moustiques vecteurs du paludisme », a-t-il ajouté.
M. Elongama a invité chaque ménage à débarrasser les alentours des habitations des herbes et des déchets susceptibles de favoriser la stagnation des eaux, tout en encourageant la population à maintenir quotidiennement son environnement propre.
« Se débarrasser des herbes folles et maintenir un cadre de vie propre restent nos armes les plus efficaces et les plus accessibles pour protéger nos familles. J’appelle tous les habitants de notre municipalité, particulièrement ceux des milieux caractérisés par la présence de nombreuses eaux stagnantes et de petites forêts, notamment Mbandaka 3, le quartier de l’ISP, le quartier Bisengo, Ikengeleke, Wendji-Secli et d’autres, à assainir leur environnement afin de réduire la prolifération des moustiques et de se protéger contre le paludisme, une maladie qui tue », a-t-il dit.
Cet appel de sensibilisation s’inscrit dans le cadre des actions communautaires de prévention du paludisme, à quelques jours de la Journée mondiale du moustique, célébrée le 20 août de chaque année.
L’autorité municipale a également annoncé la poursuite des opérations de salubrité publique dans les différents quartiers de la commune, appelant les habitants à faire de l’assainissement une responsabilité collective.
Le paludisme demeure un important problème de santé publique en République démocratique du Congo, où il touche particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. La maladie est principalement transmise par les piqûres de moustiques femelles infectés du genre Anopheles. La Journée mondiale du moustique, célébrée le 20 août, commémore la découverte, en 1897, par le médecin britannique Ronald Ross, du rôle du moustique dans la transmission du paludisme.
ACP/G.O./Bot.

