Kinshasa, 24 juillet 2026 (ACP).– L’année 2025 a été une période difficile pour Médecins Sans Frontières(MSF) en République démocratique du Congo (RDC), marquée par des défis majeurs, des entraves et une instrumentalisation de l’aide humanitaire, a soutenu vendredi un responsable de cette organisation internationale, lors d’un café de presse organisé vendredi à Kinshasa.
« 2025 a été une année difficile, pleine de défis pour Médecins Sans Frontières (MSF). Nous aimerions profiter de cette occasion pour rappeler les principes humanitaires, notamment la neutralité, l’impartialité et l’indépendance. Nous estimons que ces principes permettent aux organisations humanitaires d’œuvrer en toute tranquillité, alors que nous assistons malheureusement à des entraves et à une instrumentalisation de l’aide humanitaire », a déclaré Jimmy Matumona, chef de programme adjoint de MSF/RDC.
M. Matumona a, à cette occasion, rappelé à toutes les parties l’inviolabilité des structures de santé ainsi que la nécessité de protéger le personnel médical et humanitaire.
Il a, ensuite, lancé un appel à une mobilisation générale face à la diminution des financements et à l’augmentation des besoins sur le terrain.
De son côté, le responsable médical adjoint de MSF en RDC, Maxime Tsongo, a fait savoir que cette même année a été marquée par de graves épidémies, notamment le choléra, qui a touché quasiment toutes les provinces, la rougeole et le Mpox.
« La situation dans l’est a entravé les activités, surtout celles ayant trait aux services médicaux de base, notamment la vaccination des enfants de moins d’un an, ainsi que la fermeture de l’aéroport de Goma », a-t-il dit.
Face à cette situation, MSF a répondu à de nombreuses urgences (rougeole, Mpox, choléra, typhoïde) dans l’est du pays, a-t-il affirmé, ajoutant que même en période de conflit, l’organisation a poursuivi ses activités : « Nous avons continué à travailler grâce aux interventions chirurgicales, à la réponse face aux violences sexuelles et à l’administration de soins secondaires et primaires à la population ».
M. Tsongo a insisté sur la situation inquiétante de l’épidémie de Mpox, dont la crise continue de s’accentuer et de toucher de nombreuses personnes en raison du conflit à l’Est, des restrictions transfrontalières et des règles de suivi.
Concernant la visite de la Première ministre dans les zones touchées, MSF attend un renforcement de la coordination, ainsi que l’identification et la couverture des besoins prioritaires, notamment en équipements de protection individuelle et en médicaments.
Cette activité, axée sur la présentation du rapport annuel 2025 de MSF, a également connu l’intervention d’Ewald Stals, représentant pays de MSF en RDC.
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