Kinshasa, 24 juillet 2026 (ACP).- Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a procédé à la remise d’une ambulance à l’Hôpital général de référence d’Oicha, dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo(RDC), pour répondre à l’urgence sanitaire et humanitaire, selon un communiqué consulté vendredi par l’ACP.
« Nous avons remis une ambulance à l’Hôpital général de référence d’Oicha pour répondre à l’urgence sanitaire et humanitaire. Dans une zone où chaque minute perdue sur une route dégradée se traduisait par des décès évitables, le transport médicalisé devient un acte vital», a indiqué M. Alain Akpadji, Représentant de l’UNFPA en RDC.
Selon l’agence spécialisée au Nord-Kivu, la situation humanitaire et sanitaire dans la zone de santé d’Oicha ne cesse de s’aggraver.
«L’intensification des attaques armées des groupes rebelles, notamment les ADF, sur les axes Eringeti-Kainama et Mbau-Kamango, a provoqué un afflux massif de plus de 40% de personnes déplacées vers Oicha et Beni, fuyant les exactions et les violences sexuelles liées aux conflits», a-t-il expliqué.
Dans ce contexte, chaque minute perdue sur la route se traduit par des pertes humaines évitables. Une réponse vitale pour sauver des vies, a fait savoir M. Akpadji.
Pour le représentant, la remise officielle d’une ambulance médicalisée et équipée par l’UNFPA constitue une priorité absolue. Cette dotation permettra de concrétiser sur le terrain la stratégie nationale du « zéro franc à la caisse », financée par le FONAREV, en garantissant le transfert rapide et gratuit des patients vers des plateaux techniques spécialisés, en particulier : les victimes de violences sexuelles liées aux conflits ; les femmes enceintes nécessitant une prise en charge obstétricale d’urgence et les blessés de guerre en état critique.
Pour le responsable de l’UNFPA cité dans ce document, la remise de cette ambulance n’est que la partie visible d’un soutien holistique.
«L’HGR d’Oicha intègre actuellement un Centre intégré de services multisectoriels (CISM). En parallèle de l’ambulance, le projet conduit actuellement la réhabilitation de la salle d’accouchement de l’HGR d’Oicha et l’aménagement de guichets de prise en charge médicale, psychosociale et d’accompagnement juridique pour les survivants de violences sexuelles basées sur le genre, y compris les violences sexuelles liées aux conflits», a-t-il précisé
La source a renseigné qu’il s’agit d’un partenariat pour la dignité et la réparation. Financé par le FONAREV à travers le Programme conjoint des Nations unies, avec le PNUD, l’UNICEF, ONUFEMMES, le BCNUDH, l’UNFPA en tant qu’agence lead, ce déploiement s’inscrit dans le cadre des Mesures provisoires d’urgence(MPU).
Selon la source, le système de santé est saturé et à bout de souffle face à l’urgence. Submergées par ce choc démographique, les équipes de l’Hôpital général de référence d’Oicha et celles des centres de santé environnants faisaient face au manque cruel de médicaments et d’équipements essentiels.
L’UNFPA a indiqué qu’au cœur de cette détresse, l’évacuation des blessés par balles, des femmes enceintes présentant des complications et des enfants en état critique se heurtait à l’absence de transport médicalisé.
Chaque jour, la vie de dizaines de patients ne tenait qu’à un fil : blessés de guerre par balles nécessitant des soins chirurgicaux immédiats ; femmes enceintes victimes de complications obstétricales sévères en raison des conditions d’évacuation précaires ; survivantes de violences sexuelles et de tortures nécessitant une prise en charge médicale d’urgence.
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