Kinshasa, 11 octobre 2026 (ACP).-La proposition de loi sur la santé mentale est en cours de traitement à l’Assemblée nationale, a affirmé samedi à Kinshasa en République démocratique du Congo, l’initiateur de ladite loi, lors de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale.
« Nous avions déposé la première formulation. Le bureau d’études nous a conseillé de modifier un certain nombre d’éléments, du fait que la santé mentale fait partie de la santé publique et que, dans la loi sur la santé publique, la santé mentale n’est pas reprise dans son fondement », a déclaré Dhedhe MUPASA LUKOBO, l’élu national et initiateur de la loi.
Selon l’élu national, la difficulté majeure relève de la base légale. « Dans la Constitution, à l’article 47, il est repris « santé publique » et non pas « santé mentale ». Maintenant, en définissant « santé publique », on ne retrouve pas tout à fait « santé mentale ». Il nous a été conseillé de modifier la loi sur la santé publique au lieu d’introduire carrément une autre loi, parce que nous souffrions de base légale », a-t-il expliqué.
L’Honorable Mupasa a rassuré que le processus se poursuit conformément aux recommandations du bureau d’études de l’Assemblée nationale afin de réintroduire la proposition sous une forme juridiquement conforme.
« C’est dans cet élan-là que nous sommes en train de vouloir nous conformer aux recommandations du bureau d’études afin de réintroduire la proposition », a-t-il conclu.
Cette précision intervient alors que plusieurs intervenants, dont le Programme national de santé mentale (PNSM), des partenaires techniques et financiers comme la coopération Allemande et l’OIM, ainsi que des médecins, ont plaidé lors de cette journée placée sous le thème national « Quand les voix sont entendues, le changement devient réel: agir pour la santé mentale en RDC », pour l’augmentation du budget alloué à la santé mentale et l’adoption d’un cadre légal protecteur.
En RDC, selon les données du Centre Neuro-Psycho-Pathologique (CNPP), sur environ 20 millions de Congolais souffrant de troubles mentaux, seuls 5% ont accès à des soins adaptés, en raison notamment de la concentration des spécialistes à Kinshasa. Acp/ G. M/P. Odia (SP

