RDC : la santé mentale de la femme postnatale considérée comme une priorité

Kinshasa, 14 mars 2026 (ACP).- La santé mentale de la femme après l’accouchement a été considérée comme une priorité, samedi, lors d’ une matinée dénommée l’édition « Guérir ensemble » organisée par une ONGD à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, sous le thème : « Expériences et solidarité féminines autour de la dépression ».

« La santé mentale d’une femme est une priorité. La femme qui vient d’accoucher a besoin d’aide dans les tâches quotidiennes, de repos et surtout du soutien de la communauté », a déclaré Dr Brigitte Tupela, médecin directeur de la maternité de Kintambo

Selon elle, les églises peuvent jouer un rôle important dans cet accompagnement, notamment à travers les visites à domicile, la sensibilisation et l’organisation d’activités permettant aux femmes d’échanger sur les difficultés qu’elles rencontrent dans leurs foyers.

« Ces échanges peuvent soulager les femmes qui souffrent de dépression post-partum après la naissance d’un enfant. Il est important qu’elles puissent parler et ne pas rester seules avec leur souffrance », a-t-elle expliqué, soulignant que l’objectif est de restaurer le bien-être des mères afin qu’elles puissent assumer pleinement leurs responsabilités familiales.

« Donner la vie est une grande force, mais aucune mère ne doit porter seule le poids de la maternité », a-t-elle ajouté.

Dans le cadre des activités de la Journée internationale des droits des femmes, ce médecin a rappelé que la santé mentale des mères constitue un droit fondamental soutenu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Pour elle, demander de l’aide ne doit pas être perçu comme un signe de faiblesse. « Lorsqu’une femme demande de l’aide, c’est au contraire une preuve de courage. Cela signifie qu’elle prend sa situation en main », a-t-elle affirmé.

Mme Brigitte a également insisté sur l’importance de la solidarité entre femmes pour prévenir et combattre la dépression postnatale.

« Si l’on veut guérir, on ne peut pas guérir seule, il faut guérir ensemble. La solidarité entre femmes peut sauver des vies. Guérir ensemble, c’est écouter, soutenir et accompagner chacune », a-t-elle indiqué.

Elle a enfin proposé une approche collective visant à prévenir ces troubles et à créer un environnement où la souffrance psychologique des mères est moins stigmatisée.
« Guérir ensemble n’est pas seulement un slogan. Nous devons agir pour accompagner les femmes qui en ont besoin », a-t-elle conclu.

Cette activité a été organisé par l’ONGD « Maison de grâce ».

ACP/C.L.

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