RDC : un chercheur congolais préconise le modèle amazonien pour le Bassin du Congo

Kinshasa, 30 juillet 2026 (ACP).- S’inspirer du modèle de coopération entre les pays du Bassin amazonien a été preconisé pour renforcer l’harmonisation des politiques de conservation de la biodiversité dans les États du Bassin du Congo, par un chercheur congolais de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un entretien accordé vendredi à l’ACP.

« Nous avons échangé avec des chercheurs venus du Brésil, de France et de Guyane française lors de la deuxième édition du Campus Mbongi 2026, organisée à Libreville, au Gabon. Ils ont déjà mis en place des initiatives conjointes pour la gestion du Bassin de l’Amazonie. C’est un modèle qui fonctionne. Je pense que les pays du Bassin du Congo peuvent s’en inspirer pour harmoniser leurs politiques de conservation », a déclaré Kapso Muyisa Kapitula.

Chercheur à l’Institut panafricain Cardinal Martino (IPCM) et agent public à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Kapso Muyisa a participé à cette rencontre scientifique internationale placée sous le thème « Langues, savoirs endogènes et écologie », qui a réunit 40 jeunes chercheurs issus de 11 pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Pour ce chercheur congolais, cette initiative constitue une opportunité de renforcer les échanges scientifiques et de favoriser la mise en place de nouvelles collaborations autour de la conservation des grands écosystèmes.

« Au-delà de la CEEAC, pourquoi ne pas projeter un jour un partenariat entre l’Organisation du Bassin du Congo et celle du Bassin du Nil ? L’enjeu est de protéger ensemble les grands écosystèmes mondiaux », a-t-il ajouté.

M. Kapitula, a par ailleurs, salué les perspectives professionnelles et scientifiques ouvertes à travers sa participation à ce Campus, notamment grâce aux contacts établis avec des experts du Gabon, du Cameroun, de la République du Congo, du Brésil et de la Guyane française.

« De nouvelles perspectives s’ouvrent. Je peux désormais envisager de poursuivre mes recherches soit dans d’autres pays de la CEEAC, soit au Brésil, soit en Guyane française », s’est-il réjoui.

Le chercheur a également exprimé sa gratitude aux responsables et encadreurs ayant contribué à sa participation à cette rencontre, notamment le directeur général de l’ICCN, Milan Ngangay, le Général-major Massi Bamba Albert, Commandant du CORPPN, ainsi que le Commandant Kisuki Math Benoît, Commandant adjoint chargé de l’Administration, de la Logistique et des Finances du CORPPN.

Il a également témoigné sa gratitude au Professeur Emmanuel Kakule Viakuno, de l’Institut panafricain Cardinal Martino, au Professeur Roger Mwana Wavene, président de la Communauté Nande à Kinshasa, au Professeur Mungu Ina Daouda, coordonnateur international du réseau BANTU PHONIE, à Agyune Fabrice et à Mboumba Mbetty Aude, pour leur accompagnement et leur soutien.

Le chercheur a enfin promis de mettre son expérience au service de la promotion de la recherche et de la vision BANTU PHONIE en RDC et au-delà.

ACP/ S A

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