Kinshasa, 5 novembre 2025 (ACP).- Un appel à la mise en place d’une brigade spéciale de surveillance environnementale à Matete, une commune du centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo a été lancé, mercredi, aux autorités locales face à la recrudescence des actes d’incivisme environnemental, a-t-on appris de source locale.
« Face à la recrudescence des actes d’incivisme environnemental observés pendant la saison de pluie, nous lançons un appel aux autorités locales de la commune de Matete pour la mise en place d’une brigade spéciale de surveillance environnementale », a dit Sensei Mayele, activiste engagé pour le bien-être communautaire.
« En tant que notable de Matete et activiste engagé pour le bien-être communautaire, je considère cette initiative comme un véritable cri d’alarme. Elle interpelle non seulement les autorités communales, mais aussi celles de la ville-province de Kinshasa, afin qu’elles prennent des mesures concrètes pour lutter contre les incivilités environnementales en saison pluvieuse », a-t-il ajouté.
Selon lui, une vidéo montrant des inciviques en train de déverser des ordures pendant la pluie qui s’est abattue dans la ville de Kinshasa. « Au regard d’une vidéo montrant les inciviques en train de profiter des eaux de pluie pour déverser leurs déchets, je vous suggère de créer une brigade spéciale ayant pour mission de veiller à la protection de l’environnement pendant la pluie », a-t-il suggéré.
M. Mayele a fait savoir que cette brigade devra être bien équipée, avec des tenues adaptées aux intempéries, afin d’assurer un travail efficace sur le terrain, et être chargée notamment de recenser et d’identifier tous les poussepousses opérant dans toutes les communes pour un meilleur encadrement.
Il a recommandé des sanctions dissuasives aux récalcitrants inciviques pour lutter efficacement contre les récidivistes. « (…), il faudrait une sanction sévère allant jusqu’à l’emprisonnement et le paiement d’une amende de 1.000 dollars américains, après une audience publique et médiatisée. C’est le seul moyen, à mon avis, de stopper cette sale manière de se comporter », a-t-il dit.
Par ailleurs, M. Mayele a plaidé pour l’installation de décharges publiques bien identifiées, accessibles à la population. « Il serait utile d’installer des points de dépôt pour que les habitants sachent où jeter les déchets. Mieux encore, ces déchets pourraient servir à produire du compost et ainsi générer des revenus », a-t-il conclu. ACP/C.L.

