Kinshasa, 07 novembre 2025 (ACP).- L’évolution de la gratuité de l’enseignement primaire, initiée par le Chef de l’Etat, a été jugée positive par des responsables d’écoles du regroupement communal de Mont Amba, dans le centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo, lors d’une visite d’évaluation effectuée vendredi par des journalistes.
«La gratuité de l’enseignement primaire prônée par le Président de la République, Félix Tshisekedi, est soutenue dans notre école et elle évolue positivement c’est-à-dire les enfants ne paient pas les frais», a déclaré Olivier Mutumbudi, directeur de l’école primaire «EP1 Kingabwa».
M. Mutumbudi a rappelé que depuis la mise en œuvre de ce programme, son école connaît une augmentation de nombre d’enfants, qui jadis n’avaient pas la possibilité de poursuivre leur cycle scolaire normal à cause, notamment des moyens financiers.
Grâce à la gratuité de l’enseignement primaire, il a fait savoir que son établissement scolaire compte actuellement 1.586 élèves, avec une majorité de filles.
Le directeur de l’école primaire «EP1 Kingabwa» a saisi cette opportunité pour demander d’une part, auprès des autorités de résoudre certaines défis, notamment l’augmentation du nombre de bancs car certains enfants amènent leurs petites chaises pour s’asseoir, et d’autre part, auprès des partenaires, pour les accompagner dans l’éducation des enfants.
Il a, en outre, évoqué le problème de la canalisation des eaux pluies qui inondent son établissement scolaire.
«La situation devient critique pendant la saison des pluies. Quand il pleut, l’eau stagne, les salles de classe et les bureaux sont inondés, voir même les toilettes», a-t-il déploré.
L’implication des enseignants et parents sollicitée pour la réussite du cycle primaire

Par ailleurs, Mme Esther Ngalula, sous-directrice de l’école «Eben Ezer», s’est appesantie sur l’urgence d’un travail conjoint entre enseignants et parents pour la réussite du cycle primaire et pour faire face à certaines difficultés.
«L’enseignement ne doit pas se limiter aux enseignants. C’est un travail partagé. Nous faisons notre part à l’école, et les parents doivent continuer à la maison», a-t-elle laissé entendre.
«Les autorités doivent également voir comment sont nos quartiers, pour arranger les routes afin que les enfants accèdent facilement à l’école. Quand il pleut, c’est difficile d’arriver, même pour nous, enseignants. Nous devons parfois porter des bottes», a-t-elle dit.
«Nous avons besoin des livres pour notre travail. Quand on associe les livres à l’enseignement, ça se fait très bien. Si le gouvernement ou les ONG accompagnent les écoles publiques et privées dans ce domaine, chaque élève pourrait avoir un manuel, ce qui faciliterait la transmission des leçons», a-t-elle martelé.
La gratuité de l’enseignement primaire a été instaurée en RDC en 2019. Selon le ministère national de l’Education, au cours des dernières années, des progrès significatifs ont été accomplis témoignant d’un engagement des autorités envers l’éducation à la gratuité de l’enseignement primaire public ayant permis à des millions d’enfants supplémentaires de retrouver le chemin de l’école, ouvrant ainsi des perspectives d’avenir à des milliers de familles auparavant exclues de l’éducation.
ACP/ODM

