Kinshasa, 25 fév. 2026 (ACP).- Un édit portant fixation des salaires minimums dans la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a été déposé mercredi à l’Assemblée provinciale, par un élu de la commune de Ngaba, dans le centre de la capitale congolaise, a constaté l’ACP. « Conformément aux missions reconnues aux élus, nous sommes venus en notre qualité de législateurs déposer un édit portant fixation des salaires minima dans la ville-province de Kinshasa. Cet édit s’inscrit dans le respect de la législation nationale et traduit la volonté du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, telle qu’exécutée par la Première ministre Judith Suminwa. Il s’agit d’un édit de consolidation, conforme aux orientations du gouvernement central », a déclaré Mon Plaisir Bolokole, député provincial élu de la circonscription électorale de Ngaba.
Cet édit, a-t-il précisé, s’inscrit dans le respect de la législation nationale et traduit la volonté du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, telle qu’exécutée par la Première ministre Judith Suminwa. « Il s’agit d’un édit de consolidation, conforme aux orientations du gouvernement central», a-t-il ajouté.
Le texte propose de fixer le salaire minimum journalier à 21.500 francs congolais pour chaque ouvrier manœuvre. « Cela signifie que tout ouvrier manœuvre devra percevoir au minimum 21.500 fc par jour. Pour les cadres et autres catégories professionnelles, les rémunérations varieront selon les niveaux de responsabilité et les grilles applicables », a expliqué le député. M. Bolokole a souligné que cette initiative vise à doter la capitale d’un cadre légal clair en matière de rémunération minimale.
« Nous prions nos collègues députés provinciaux de bien vouloir accueillir favorablement cet édit et de l’adopter à l’unanimité lors des débats en plénière, afin de permettre à la ville de Kinshasa de fixer les salaires minima, conformément aux compétences que lui reconnaît la Constitution », a-t-il plaidé.
L’élu de Ngaba a rappelé que cet édit comble un vide juridique en matière de compétence provinciale. « La Constitution reconnaît aux Assemblées provinciales la compétence de fixer les salaires minima, mais cette disposition n’a pas toujours été pleinement exercée. Cet édit répond donc à un vide juridique », a-t-il expliqué, avant d’inviter les autres provinces à s’inspirer de cette démarche. « Nous encourageons toutes les Assemblées provinciales de la RDC à emboîter le pas, car il s’agit d’un édit modèle, destiné à renforcer la justice sociale et à garantir un revenu minimum décent aux travailleurs», a conclu le député.ACP/

