Kinshasa, 15 octobre 2026 (ACP).- L’avis du magistrat du parquet est attendu le 12 novembre prochain dans l’affaire opposant l’Université catholique du Congo (UCC) à son ex-travailleur devant le tribunal du travail de Matete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une audience tenue jeudi.
« Nous renvoyons la cause opposant l’Université Catholique du Congo à M. René Nvioki au 12 novembre pour recevoir l’avis du magistrat », a déclaré Doudou Malangwa, juge président de la composition.
Lors de cette audience, les parties ont, d’un commun accord, renoncé à plaider verbalement devant le tribunal afin de déposer leurs conclusions dans le délai de la loi. C’est ainsi que le tribunal a communiqué le dossier au magistrat du parquet pour son avis écrit.
Le demandeur Mvioki a été engagé à l’UCC en 1993 aux fonctions d’attaché aux publications. Après avoir occupé plusieurs postes au sein de cette université, il a été appelé à assurer l’intérim de la direction des ressources humaines jusqu’à nouvel ordre et ce, après le décès brusque du titulaire de ce poste.
Le 11 octobre 2011, M. Mvioki a été provisoirement affecté aux fonctions de directeur intérimaire à la direction des services financiers, puis confirmé le 10 janvier 2012 au grade d’ATT1, avant d’être promu, le 7 mars 2012, au grade de chef de bureau au service de bureautique.
Le 11 avril 2013, il a été réaffecté au poste de secrétaire administratif de la faculté d’économie et développement. En avril 2012, en réponse à sa requête du 17 avril 2012 portant régularisation de son grade, l’UCC avait promis de lui réserver une suite favorable au moment opportun, avant de se dire curieuse de la réclamation de M. Mvioki, au motif qu’il demandait au comité de direction de lui faire sauter des grades.
Devant cette situation, le 15 mai 2013, l’UCC lui a adressé une demande d’explication pour abandon de poste, consommation de boissons alcoolisées pendant les heures de travail et vacarme ayant dérangé le bon déroulement des enseignements, ajoutant que ces comportements étaient présentés comme portant préjudice aux performances de l’université et constituent un sabotage de son projet d’assurance qualité.
En dépit des explications fournies par l’intéressé, l’UCC a résilié son contrat de travail le 21 mai 2013, sans préavis, pour faute lourde.
ACP/Bi

