Kinshasa 4 juillet 2026 (ACP).- La culpabilité de l’ancien inspecteur général des finances (IGF), Jules Alingete, et de ses coïncriminés, cités dans un dossier de corruption et de blanchiment de capitaux en République démocratique du Congo (RDC), n’a pas été établie à ce jour, selon un communiqué publié samedi par le parquet général près la Cour de cassation.
«À ce jour, il est hasardeux de soutenir, au regard des éléments en présence, la culpabilité des incriminés, la preuve de leur implication n’ayant pas été apportée. Monsieur le procureur général tient par ailleurs à préciser que certains de ces faits portés à sa connaissance avaient, par le passé, fait l’objet d’une instruction judiciaire, voire de décisions de justice ayant abouti à un non-lieu», a-t-on lu dans ce communiqué signé par Firmin Mvonde, procureur général près la Cour de cassation.
La même source a précisé que la mesure d’interdiction de sortie du territoire, loin d’être une sanction découlant d’une quelconque culpabilité, «se trouvait être une mesure conservatoire en vue de garantir la disponibilité des présumés auteurs à comparaître devant l’officier du ministère public».
Le communiqué a rappelé que dans la matinée du vendredi 03 juillet passé, une lettre du 20 juin 2026 signée par le procureur général près la cour de cassation, ayant pour objet l’Interdiction de sortie visant notamment ; Jules Alingete, Mustafa Rawji, Mazhar Rawji, Uzair Rawji, Zain Rawji,Kiala Ndombele, Nanu Mukawa (Alias Nanu Alingete) et Jok Ukelo, a été médiatisé jusqu’à devenir virale dans les réseaux sociaux, « alors que les investigations avaient entretemps considérablement évolué au point que la mesure conservatoire susvisée avait été rapportée il y a belle lurette», précise la source.
Le même communiqué ajoute que les investigations ont été ouvertes à la suite de l’injonction faite au procureur général près la cour de cassation par le ministre d’Etat en charge de la Justice d’ouvrir une instruction judiciaire sur les faits infractionnels dénoncés à charge des personnes physiques citées et des entreprises du Groupe Rawji , dont la Rawbank SA, en vue de dégager, s’il échet, les responsabilités pénales pouvant en résulter.
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