Droits humains: présentation du rapport sur la RDC annoncée de  nouveau à Genève

Kinshasa, 30 mars 2026 (ACP).- La présentation du rapport sur la situation des droits humains en République démocratique du Congo (RDC) a été annoncée de nouveau à Genève, en Suisse, dans le cadre de l’assemblée de l’Alliance globale des institutions nationales des droits de l’homme (GAHNRI), a-t-on appris, lundi, d’une institution citoyenne congolaise.

« Dans des territoires occupés par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC, il y a des exécutions, même pas extra-judiciaires, mais sommaires, parce qu’il n’y a eu jamais de procès. Le tableau est noir, très noir. En matière des délits des droits de l’homme, dans tous ces territoires occupés, c’est pire ! C’est ce que nous sommes venus dire ici. Tous les rapports l’attestent, des rapports accablants, celui de la CNDH-RDC est très attendu », a déclaré Paul Nsapu, président de la CNDH-RDC, relayé par la presse de son institution. 

C’est le même rapport qui a été présenté, le 25 mars dernier, toujours à Genève, par la CNDH, lors du « dialogue interactif » renforcé, notamment sur la situation des droits de l’homme en RDC, organisé par le Haut Conseil des Nations Unies aux droits de l’homme. L’occasion était donnée aussi au gouvernement de présenter sa version de la situation des droits de l’homme.

Pendant cette première session, le Haut-commissaire aux droits de l’homme aux Nations Unies a présenté aussi son rapport actualisé sur la situation congolaise des droits humains. Ce qui a permis également au président de la CNDH-RDC de faire sa déclaration toujours sur la situation des droits humains du pays.

Le même rapport présenté au dialogue interactif

C’est ainsi que, selon la source, le président de la CNDH-RDC a reconnu qu’il y a des défis à relever sur l’ensemble du territoire national. Il y a, a-t-il soutenu, des violations des droits de l’homme qu’on peut qualifier de traditionnelles, en regardant dans les catégories des droits de l’homme, civils et politiques, économico-sociaux et culturels, les droits catégoriels encore mieux les droits collectifs.

 « En venant ici, c’est pour dénoncer les situations des droits de l’homme pour que les sanctions effectives, mesurables, concrètes soient prises », a martelé Paul Nsapu, selon toujours la source, relevant que ces sanctions vont mieux corriger.

« Sinon, on va aller dans la consécration de l’impunité. Ce que refuse la CNDH », a-t-il déclaré.

Concernant les dénonciations faites par l’opposition politique à l’encontre du gouvernement de Kinshasa de procéder à des arrestations arbitraires, d’être à la base de la régression de la liberté d’expression, le président Paul Nsapu, cité toujours par cette source, a affirmé que chacun voit le verre selon qu’il se trouve de tel ou tel côté. Mais pour lui, au niveau des territoires contrôlés par Kinshasa, les gens se permettent de parler et saisir son institution, la CNDH pour trouver des solutions, quand ils sont en difficultés.

« Ce qui n’est pas le cas là où il y a l’armée rwandaise et ses supplétifs. Il y a des situations qu’il faut régler dans l’ensemble du pays, mais dans l’Est, c’est pire », a-t-il soutenu.

C’est ainsi qu’il s’est permis d’affirmer que dans la partie du pays contrôlée par le gouvernement, sur le plan de la législation, il y a suffisamment des lois qui protègent en matière des droits de l’homme.

 « Il y a certains mécanismes qui sont mis en place: le Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev) et  le Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités armées de l’Ouganda en RDC (Fri-vao), et autres. Il y a encore un travail qui se fait, mais ce n’est pas encore suffisant », a-t-il expliqué, relevant également que c’est pour cette raison que des rapports et recommandations sont envoyés régulièrement au gouvernement, aux institutions de l’Etat pour améliorer la situation des droits humains sur l’ensemble du territoire national.

Association francophone des institutions nationales des droits de l’homme (AFCINDH)

Il est prévu, enfin, que le président de la CNDH-participe, en marge de l’assemblée de GAHNRI, à une autre assemblée générale de l’Association francophone des institutions nationales des droits de l’homme (AFCINDH). Cette réunion, fixée ce 31 mars 2026, va permettre, selon la source, aux participants d’adopter les amendements de substance qui ont été proposés par les commissions-membres. ACP/JF

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