Kinshasa, 02 avril 2026 (ACP).- Le magistrat du parquet a demandé jeudi, la comparution personnelle d’un prévenu, accusé d’avoir commis l’infraction de faux en écriture pour s’approprier une parcelle d’autrui, lors d’une audience du tribunal de paix de N’djili, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Le premier jugement rendu par défaut avait profité au prévenu Félicien Kopami parce qu’il n’y avait pas de contradicteur. Cette affaire a connu une évolution, les pièces qui sont versées à présent dans le dossier prouvent qu’il avait commis un faux intellectuel en insérant son nom aux documents de la parcelle qui ne lui appartient pas.
« Nous demandons à votre tribunal que le prévenu Kopami puisse comparaître personnellement dans la prochaine audience », a déclaré le magistrat du parquet
Me Michel Omande, avocat de la partie opposante Marguerite Ekodi, a soutenu que le tribunal doit annuler le premier jugement qui avait condamné sa cliente par défaut.
« Nous avons saisi votre tribunal pour l’annulation de la première décision au motif que nous n’avions pas présenté nos moyens de défense. La réalité des faits c’était que le prévenu Kopami avait inséré son nom comme premier propriétaire de la parcelle sise sur l’avenue Tshikala numéro 49, quartier Boba commune de Masina parce que, pendant la vente, sa sœur Ekodi était malade ; elle lui avait demandé de conclure la vente avec le vendeur, ce dernier avait profité de cette faiblesse pour insérer son nom dans les documents », a renchéri Me Omande.
En réaction, Me Joseph Asangi, avocat du prévenu Kopami, a rejeté toutes les allégations de la partie adverse, avant de demander au tribunal de confirmer la première décision qui était rendue en faveur de son client.
« Vous allez confirmer la première décision parce qu’elle avait été rendue en bonne et due forme, le premier nom qui est dans les documents, c’est le nom de notre client, le deuxième, c’est juste une ressemblance, ce n’est pas le nom de Mme Ekodi, c’est plutôt le nom de la fille de notre client, nous allons le démontrer au moment de la plaidoirie », a-t-il précisé.
De son côté le tribunal a trouvé utile de faire comparaître le chef du quartier, avant de renvoyer la cause à la huitaine pour la comparution personnelle du prévenu Kopami et poursuivre l’instruction.
ACP/JF

