Kinshasa : un divorce sollicité pour « adultère répété » de l’épouse

Kinshasa 11 juillet 2026 (ACP).- Une demande de divorce a été sollicitée vendredi par un époux, lors d’une audience au Tribunal de paix de N’djili, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), pour cause « d’adultère répété » de l’épouse.

« Vous allez constater qu’il y a destruction irrémédiable entre les deux époux, car nous sommes près d’un an que la femme est partie, portée disparue ; que le mariage n’est pas consommé et que l’époux est abandonné à son triste sort (…) L’article 550 donne un peu de lumière et la possibilité au juge de constater si réellement il y a destruction irrémédiable ou pas. Nous disons qu’il y a destruction irrémédiable, cela est la cause principale du divorce », a déclaré au tribunal, Benjamin Kisenga, avocat de l’époux.

Marié depuis 4 ans, l’homme qui sollicite le divorce accuse sa femme d’entretenir de relation extraconjugale et d’avoir emporté tous les biens de valeur de la maison.

« Malgré plusieurs tentatives de conciliation en présence de deux familles, la situation est restée la même », a indiqué l’avocat du mari.

Selon l’avocat de la partie demanderesse, l’épouse avait profité de l’absence de son mari pour évacuer tous les biens de la maison ainsi que les effets à usage personnel de son mari et une somme de deux mille trois cents dollars (2’300$), lorsqu’elle avait appris que ce dernier était déjà au courant de ses forfaitures.

« Ceci étant, cette situation a dérangé la cohabitation entre les deux (…), depuis lors cette dernière a quitté le domicile conjugal et demeure introuvable, a-t-il poursuivi.

La partie défenderesse représentée par Me Daniel Tuluka, son avocat, a affirmé que sa cliente ne s’opposait « nullement» au prononcé du divorce, soutenant que la charge de la preuve incombe au demandeur.

« La partie demanderesse devait devant vous prouver comment Mme K. se comportait comme une femme libre. Faute de preuve, nous (disons) que ces accusations sont non fondées car elles sont dénuées de tout sens», a-t-il dit.

Concernant la somme d’argent et de meubles, l’avocat de la partie défenderesse a invoqué le non constat d’un officier de police judiciaire (OPJ) moyennant un procès verbal (PV).

« Pourquoi le mari, (…) n’avait pas appelé un OPJ quand il avait constaté la disparition de cette somme de 2 300$, et de meubles. Par conséquent, il n’y a pas eu un constat moyennant un PV fait par rapport à ces disparitions. Faute de preuve, il convient de lors à votre Tribunal de rejeter toutes ces accusations purement et simplement», a-t-il un sollicité.

Le parquet, dans son avis, a demandé au tribunal de dire recevable quant à la forme de la présente action. « Etant donné que les parties n’ont pas d’enfants, ni de biens, à ce motif, qu’il plaise au tribunal de séant de dire recevable quant à la forme de la présente action. Quant aux faits au tribunal de séant de constater la destruction irrémédiable du lien conjugal », a-t-il dit.

« En ce qui concerne la dissolution du mariage, qu’il plaise au tribunal de séant d’accorder le bénéfice conjugal de cette union à la partie demanderesse. En ce qui concerne la somme de 2 300$, il plaise à votre tribunal de séant de se réserver. En ce qui concerne le frais d’instance, qu’il plaise au tribunal de séant de mettre en charge les deux parties», a poursuivi le magistrat du parquet.
Le tribunal a pris acte avant de prendre l’affaire en délibéré.

ACP/M/L/M

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