Kinshasa : un mémoire unique introduit au procès de 96 bandits urbains jugés pour terrorisme

Kinshasa, 11 février 2026 (ACP).- Un mémoire unique a été introduit mercredi devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema, siégeant en procédure de flagrance dans l’affaire des 96 bandits urbains jugés pour terrorisme, lors de l’audience tenue à la maison communale de Kintambo, au centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Le 11 février 2026, une requête a été signée par maître Pius Olowu pour le compte de son client Kembo. Maître, épiloguez sur l’économie de votre requête », a déclaré le capitaine Guy Kwesh, président de la composition.

Pour sa part, maître Pius Olowu, avocat du prévenu Kembo s’est exprimé en ces termes : « Nous avons déposé ce mémoire unique pour l’avantage de notre client Kembo. Deux moyens justifient cette requête : le premier, c’est l’incompétence de votre tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema à pouvoir juger mon client, qui est mineur ».

« Il y a aussi des éléments nouveaux, monsieur le président. Le premier jour, mon client vous a dit que ce n’était pas lui qui avait volé tous ces biens devant votre tribunal. Hier, monsieur le président, une quelconque victime est apparue avec la montre de la victime, qui coûte huit mille dollars », a-t-il ajouté.

« C’est ici que l’on avait auditionné mon client. Au moment où l’on avait posé la question à mon client, il a dit qu’il ne connaissait pas cette affaire. Voilà pourquoi, monsieur le président, j’ai déposé ce mémoire pour la libération pure et simple de mon client », a rencheri maître Olowu.

Réagissant à cette requête, le ministère public le sous-lieutenant magistrat Marie-Colette Mudodosi s’est exprimé en ces termes : « concernant l’incompétence de votre tribunal à juger son client, monsieur le président, il faut que la défense sache que, premièrement, son client a été identifié par la police dans le PV, et ce PV a démontré que son client n’était pas mineur ».

« La police est professionnelle. Elle avait séparé les majeurs des mineurs, monsieur le président. Son client n’est pas mineur. Il doit nous le prouver par un acte établi par l’officier de l’état civil », a-t-elle ajouté.

« Il nous parle de la compétence territoriale ; la défense doit savoir que ce qui nous intéresse, c’est le lieu de la commission des faits, peu importe le lieu où habite son client. Concernant la liberté provisoire, les faits que nous reprochons à son client sont tellement graves, monsieur le président, que nous demandons à votre tribunal de faire application de l’article 45 du Code de procédure pénale», a rajouté le magistrat du parquet. Le tribunal a pris la requête en délibéré pour un jugement ultérieur.

ACP/

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