Kinshasa, 6 juillet 2026 (ACP).- La surséance de la vente d’une parcelle a été sollicitée lundi, lors d’une audience devant le Tribunal de grande instance de N’djili, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« La parcelle en conflit avait été acquise en copropriété. Le défendeur ne pouvait donc pas la vendre sans l’accord de notre client », a déclaré Me Claude Alonga, avocat de la partie demanderesse, M. Beloko Otshudi.
Il a expliqué que cette parcelle avait été acquise par trois copropriétaires. Il a cité M. Emmanuel Sala, affirmant que celui-ci l’avait vendue à l’autre copropriétaire, M. Mathieu Otshudiema, sans l’accord préalable de M. Beloko Otshudi, également copropriétaire.
Il a ajouté, en outre, que la saisine du tribunal vise à demander l’annulation de cette vente, tout en sollicitant le déguerpissement de ce dernier de la parcelle litigieuse.
Dans sa réaction, la partie défenderesse, M. Sala, assistée de son avocat, Me Doris Mujanyi, a fait savoir au tribunal que la parcelle n’avait jamais été vendue par les deux copropriétaires, affirmant qu’il s’agissait plutôt d’un emprunt d’argent. Il a justifié cette affirmation en expliquant que M. Emmanuel Sala avait emprunté la somme de 35.000 dollars américains auprès de M. Otshudiema, mais que ce dernier était allé déclarer faussement au troisième copropriétaire que M. Sala lui avait vendu la parcelle. Il a également indiqué qu’ils ne reconnaissaient pas cette vente.
Donnant son avis, le magistrat du parquet a d’abord rappelé les prétentions des parties avant de demander la surséance de l’affaire. Il a fait savoir que le demandeur a saisi le tribunal pour solliciter l’annulation de la vente parcellaire susmentionnée, soutenant qu’il s’agit d’une parcelle acquise en copropriété.
Il a également relevé que le défendeur soutient qu’il s’agissait plutôt d’un emprunt de 35.000 dollars américains. Au même moment, les mêmes parties ont saisi le juge pénal pour des infractions de tentative de stellionat et de faux en écriture. Il a ainsi demandé au tribunal, afin d’éviter une contrariété de décisions, de surseoir à statuer sur l’affaire au civil et d’attendre que le juge pénal se prononce d’abord, conformément au principe selon lequel « le pénal tient le civil en état ».
Partant de ce qui précède, le tribunal a décidé de prendre l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le délai légal.ACP/

