Vernissage à Kinshasa du second volume de « l’Annuaire congolais du droit international »

Kinshasa, 31 août 2026 (ACP).- Le second volume de « l’Annuaire congolais du droit international » a été porté sur les fonts baptismaux lundi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, lors d’une cérémonie présidée par le doyen de la faculté de Droit de l’Université de Kinshasa (Unikin).

« C’est avec honneur et plaisir que je félicite les auteurs et l’initiateur de cet Annuaire que je voudrais maintenant porter aux fonts baptismaux. Annuaire congolais des droits internationaux, édition de 2024, je te souhaite un bon départ. Merci d’éclairer nos lanternes, merci de porter haut la voix de l’Afrique et de l’Afrique centrale et du Congo sur la scène internationale, dans la résolution des différents problèmes que nous rencontrons entre nos communautés ou nos États », a déclaré le professeur Vincent Kangulumba, doyen de la faculté de Droit de l’Unikin, en baptisant cet annuaire de plus de six cent pages.

L’auteur de l’ouvrage, le Professeur émérite Sayeman Bula- Bula, président et initiateur de l’ASBL « Société congolaise du droit international (SCDI) », a indiqué que ce second volume de l’Annuaire est un ouvrage collectif qui traite de sujets différents de droit international, ouverts aux spécialistes du monde, tout en soutenant que son « contenu est forgé essentiellement par des scientifiques et analyse les phénomènes mondiaux ».

« Nous avons relevé les défis, nous avons montré au monde entier qu’il y a des Congolais qui réfléchissent correctement et qui sont en mesure d’apporter des solutions, d’analyser correctement les problèmes dont souffre le monde et, après cette analyse, de proposer des remèdes pour éteindre ces maux », a-t-il dit.

De son côté, le vice-président de la SCDI, le Professeur Kesia- Mbe Mindwa, a fait savoir que cet Annuaire est le deuxième en RDC et le quatrième en Afrique.

Selon lui, il a pour objectif de faire rayonner la vision congolaise et africaine du droit international et de lutter contre la connotation coloniale tel qu’érigée par les Occidentaux.

« Les règles du droit international que nous avons, ont été érigées par les Occidentaux quand nous n’étions pas là. Par exemple, la Charte des Nations Unies, c’était en 1945. Nous, nous sommes venus après 1960. D’où, ces règles sont pour la plupart injustes, contre nous les Congolais. Nous sommes en train de parler pour essayer de corriger tout ça », a-t-il relevé, indiquant que la plupart des institutions internationales sont dirigées par les Occidentaux.

Auparavant, les invités à cette cérémonie ont suivi une série d’exposés de haute portée scientifique en rapport avec le droit international, en démontrant notamment le « cynisme » et les injustices qui caractérisent le droit international dans le règlement de certains différends à travers le monde. La plupart des intervenants ont appelé à la réparation de celles-ci.

C’est dans cette optique notamment, que le Professeur Richard Lukunda a abordé l’aspect relatif à la pratique africaine dans les bassins du Congo et du Nil.

Dans son propos, il a dénoncé, entre autres, les irrégularités juridiques qui retardent le développement des pays riverains des bassins du Nil et du Congo.

Pour s’en sortir, l’orateur a préconisé notamment la création par l’Union africaine de « l’Union panafricaine des bassins pluviaux » comme structure qui pourra statuer sur le bon fonctionnement intégré de ces bassins où les bénéficiaires sont pour la plupart pauvres.

Parmi les invités, on a noté la présence de Nacim Gaouaqui, ambassadeur de la République algérienne en RDC.

La Société congolaise de droit international constitue la troisième association scientifique africaine du genre composée de plus de vingt théoriciens et praticiens congolais exerçant au pays ou à l’étranger. Son conseil scientifique représente des sociétés des cinq continents, engagées dans l’étude et la promotion du droit international.

ACP/ Patrick Bahati / R. Ludweme

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