Kinshasa : la transformation du jus baobab, une activité entrepreneuriale génératrice de revenus 

Kinshasa, 27 novembre 2025 (ACP).- La  commercialisation et la transformation artisanale du jus de baobab ont été présentées, jeudi au cours d’un entretien, comme une activité génératrice de revenus pour plusieurs jeunes entrepreneurs des différentes communes de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« J’ai commencé la commercialisation et la transformation artisanale de ces jus avec quelques kilogrammes de pulpes de baobab en les vendant dans les différents coins du quartier . Et aujourd’hui, je vends entre 30 et 50 bouteilles plastiques et plusieurs sachets par jour .Grâce à ce business, je paie mes études et assiste ma famille dans la prise en charge de certains besoins de survie », a expliqué Aldeline Nzunzi, vendeuse des jus rencontrée au marché de Gambela à Kinshasa.

« Cette boisson naturelle est également appréciée par les consommateurs pour ses qualités rafraîchissantes et son apport en vitamines, ses vertus nutritives, son goût légèrement acidulé, est de plus en plus consommé par la population, notamment en période de chaleur en lieu et place d’autres boissons fabriquées à base de certains produits chimiques qui nuisent à la santé humaine », a-t-elle expliqué.   

Elle a ajouté qu’avec un investissement de départ relativement faible, comprenant les pulpes de baobab, du sucre, de l’eau potable, des bouteilles , sachet et un petit congélateur, plusieurs jeunes ont réussi à lancer leur activité et ont, mordicus tenu à  fidéliser une clientèle régulière dans les écoles, les carrefours et autres marchés.

Pour d’autres vendeurs interrogés, la demande ne cesse d’accroître, portée par l’intérêt des consommateurs pour les produits naturels et locaux.

 Cette dynamique favorise l’émergence des petites unités de transformation et renforce l’esprit entrepreneurial chez les jeunes, a-t-on indiqué, précisant que par son accessibilité, son potentiel commercial et sa contribution à la lutte contre le chômage, la commercialisation du jus de baobab s’est imposée progressivement comme une filière porteuse de lucre, offrant de réelles perspectives d’autonomisation économique à la jeunesse congolaise. 

ACP/C.L.

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